Limitation de vitesse
Jean-Marc BoyerLes Républicains
Sénateur — Puy-de-Dôme
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/01/2019La thématique de la mobilité est importante, tout comme celle de la lutte contre l'insécurité routière, laquelle reste une préoccupation et un axe forts de la politique du Gouvernement.
Au cours de ce débat, il faudra avoir trois éléments en tête.
Premièrement, il faut tenir compte de l'efficacité de la mesure. Il convient bien évidemment d'être prudent, mais selon les premiers chiffres provisoires dont nous disposons, le nombre de morts sur le réseau secondaire, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2018, a baissé de 13 % par rapport à l'année 2017. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Deuxièmement, il conviendra de bien prendre en compte les effets induits de cette mesure. Je pense notamment aux temps de déplacement, aux incidences sur la consommation de carburants ou sur la cohabitation entre les voitures particulières et les poids lourds. Pour nourrir ce débat, nous avons demandé une étude sur ce point à la Délégation à la sécurité routière, laquelle sera bien sûr rendue publique.
Troisièmement, il conviendra également de prendre en considération la question de la responsabilité des gestionnaires de voirie, car augmenter la vitesse sur un axe, si telle devait être la décision prise, en tout ou partie, c'est accepter aussi d'y voir, le cas échéant, l'accidentalité croître de nouveau. À cet égard, et je crois que c'est ce que vous souhaitez, l'avis des présidents de conseil départemental sera bien évidemment précieux. (Mêmes mouvements.)
Christophe Castaner et moi-même veillerons, je le répète, à ce que cette étude soit bien rendue publique, …
M. le président. Il faut conclure !
M. Laurent Nunez, secrétaire d'État. … pour que chacun puisse s'exprimer en conscience sur ce sujet, notamment si des aménagements devaient être apportés à cette mesure.
Je sais toutefois que nous partageons tous le même objectif : sauver des vies humaines. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Jean-Marc Boyer, pour la réplique.
M. Jean-Marc Boyer. Je regrette, monsieur le Premier ministre, que vous n'ayez pas répondu à ma question, car c'est vous qui avez imposé cette mesure. Nous vous demandons non pas de reculer et de vous renier, mais de vous adapter à la réalité de nos territoires et d'envoyer un signe permettant d'apaiser la colère.
Monsieur le Premier ministre, écoutez le Sénat, écoutez la voix de la ruralité et des territoires ! Si vous nous aviez écoutés sur d'autres sujets, tels que l'eau, l'assainissement, l'augmentation des taxes, les retraites agricoles, la CSG, nous n'en serions pas là !
M. le président. Il faut conclure !
M. Jean-Marc Boyer. Nous, sénateurs, nous vous appelons à la raison. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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