Protection des données de santé
Sonia de La ProvôtéUCI
Sénatrice — Calvados
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 22/05/2019Vous prenez l'exemple de la plateforme de rendez-vous en ligne. En France, vous le savez, les données de santé sont très encadrées grâce au règlement général européen sur la protection des données, le RGPD.
Les données de santé sont encore davantage encadrées, puisque chaque société qui en récolte est chargée de les chiffrer et de les stocker chez un hébergeur agréé. Les données personnelles de santé des utilisateurs sont ainsi validées par des prestataires ayant reçu un agrément certifié « hébergeur de données de santé » et leur exploitation est très surveillée.
Les plateformes auxquelles vous faites référence respectent l'ensemble des dispositions législatives et réglementaires françaises et européennes relatives à la protection des données personnelles.
Madame la sénatrice, je suis également très attachée à la protection des données. Je voudrais prendre pour exemple ce que nous avons fait dans le projet de loi Santé que vous serez amenés à examiner dans une semaine. L'article 11 de ce texte, qui est dédié au Health Data Hub, vise justement à parvenir à un équilibre entre les usages innovants et efficaces des données de santé, en vue d'améliorer nos connaissances et la protection de la vie privée.
Cet équilibre a d'ailleurs été salué par le Conseil d'État. Il a considéré que le projet de loi ne méconnaît aucune exigence de valeur constitutionnelle ou conventionnelle, dès lors que le système national des données de santé apporte des garanties suffisantes pour l'utilisation des données auxquelles il donne accès.
Comme vous aurez tout le loisir de le vérifier lors des discussions parlementaires, nous serons extrêmement vigilants à ce qu'aucun Français ne soit inquiété quant à l'utilisation de ses données de santé. C'est ce que nous devons à nos concitoyens. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à Mme Sonia de la Provôté, pour la réplique.
Mme Sonia de la Provôté. Madame la ministre, je vous ai bien entendue ! À l'heure du dossier médical partagé, on répète aux patients qu'ils sont propriétaires de leurs données. Nous devons être très attentifs à ce sujet, car il s'agit de richesses extrêmement convoitées. Il faut aussi espérer que ces plateformes et ces entreprises innovantes restent françaises ou européennes. En effet, si elles passent sous le contrôle de pays bien plus laxistes que le nôtre, je ne donne pas cher de l'avenir de nos données de santé ! (Applaudissements sur les travées du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
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