Intempéries dans la vallée du Rhône
M Marie-Pierre MonierSER Sénatrice — DrômeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/11/2019Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire. Madame la sénatrice Monier, vous avez raison, c'est un épisode très difficile qui a été vécu dans le grand Sud-Ouest… (Sud-Est ! sur les travées du groupe Les Républicains.) le grand Sud-Est, veuillez m'excuser, depuis de la semaine dernière. Je me suis rendue dans la Drôme, à côté de Valence, vendredi dernier, et je voudrais à mon tour rendre hommage aux élus, aux gendarmes, aux pompiers, aux renforts militaires, aux agents d'Enedis et de RTE, qui se sont mobilisés sans relâche.
Vous l'avez dit, cet épisode est dû à de la neige lourde, collante, tombée rapidement sur des arbres qui avaient encore des feuilles. De nombreux arbres sont tombés, qu'il a fallu déblayer sur les routes, beaucoup de poteaux sont tombés, qu'il a fallu remettre en service. Sans aucune visibilité, les hélicoptères ne pouvaient pas décoller pour faire suivre les lignes.
C'est ainsi que 330 000 foyers ont été privés d'électricité. La situation est en train de revenir à la normale, mais, à la fin du week-end, environ 30 000 foyers, essentiellement dans la Drôme et en Ardèche, restaient concernés ; aujourd'hui, il en reste encore 7 000 dans la Drôme et quelques-uns en Ardèche.
M. Gilbert Bouchet. 7 500 !
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État. Face à cette situation, 2 300 agents ont été mobilisés, travaillant jour et nuit pour remettre les lignes en service ; des centres d'hébergement ont été ouverts, notamment par la préfecture de la Drôme ; des groupes électrogènes ont été mis à disposition, même s'il doit en être fait usage avec beaucoup de précautions – nous avons déploré un accident en Isère.
Pour la suite, Enedis continue à enterrer des lignes. Ainsi, 18 000 kilomètres de lignes sont enterrés chaque année et 50 % du réseau est souterrain.
Enfin, les assurances peuvent déjà indemniser les faits de neige ou de grêle. Nous n'avons donc pas besoin, dans ce cas particulier, de déclarer l'état de catastrophe naturelle. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
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