Démission de 1 200 médecins hospitaliers
Pierre MédevielleUCI
Sénateur — Haute-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 16/01/2020M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la santé.
Mme Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la santé. Monsieur le sénateur, nous connaissons, comme vous, les attentes des professionnels de santé. Leur constat, nous le partageons ! (Mme Éliane Assassi s'esclaffe.)
Mme Laurence Cohen. Quand allez-vous agir ?
Mme Christelle Dubos, secrétaire d'État. C'est pour cela que nous prenons les mesures nécessaires pour renforcer le soutien aux hôpitaux.
Ainsi, les tarifs garantis sont en hausse après une décennie de baisse, et 10 milliards d'euros de dette vont être repris par l'État sur les trois années à venir. Des primes destinées à mieux reconnaître les soignants et à rendre plus attractifs les métiers de l'hôpital seront versées dès ce mois. En outre, nous avons engagé un réinvestissement massif dans les équipements du quotidien : 150 millions d'euros seront disponibles dans les hôpitaux, là aussi dès ce mois-ci. Enfin, une plus grande place est accordée aux soignants dans la prise de décision au sein de chaque hôpital.
Ces mesures importantes marquent une vraie inflexion en termes de moyens après dix années de restrictions. Au total, 1,5 milliard d'euros de crédits supplémentaires seront versés sur trois ans, auxquels s'ajouteront 1 milliard d'euros par an de marges de manœuvre supplémentaires liées à la reprise de la dette.
Comme le collectif à l'origine de la pétition le souhaite, ces moyens supplémentaires permettront aussi de reconnaître certaines contraintes particulières par le biais de primes, de créer les lits supplémentaires nécessaires et de moderniser les conditions de travail. Ces mesures vont changer concrètement le quotidien des soignants et des patients !
L'impatience qui s'exprime est légitime. Nous sommes engagés pour que les mesures prises se traduisent très rapidement.
Dans le même temps, le débat doit se poursuivre. C'est dans cet esprit que la ministre des solidarités et de la santé recevra, d'ici à la fin de la semaine, une délégation d'une partie des signataires. (MM. François Patriat et Alain Richard applaudissent.)
M. le président. La parole est à M. Pierre Médevielle, pour la réplique.
M. Pierre Médevielle. Madame la secrétaire d'État, j'entends vos réponses, mais nous espérons des effets rapides, car il y a urgence !
Quand l'hôpital tousse, c'est tout notre système de santé qui vacille. Au-delà des moyens financiers, les pratiques médicales n'obéissent pas toujours aux logiques comptables ou administratives.
Il faut retrouver un point d'équilibre, pour éviter les situations que l'on voit dans certaines cliniques. En particulier, il est indispensable de redonner un poids prépondérant aux commissions médicales d'établissement par rapport au pouvoir administratif.
Nos concitoyens méritent un égal accès à une offre de soins de qualité et de proximité. Alors, agissons vite ! (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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