Réforme du bac
Cyril PellevatUCI
Sénateur — Haute-Savoie
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 06/02/2020M. le président. La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Monsieur le sénateur Pellevat, je vous remercie de cette question prolongeant les questions précédentes. Comme j'ai commencé à le dire, 1 million de copies ont déjà été composées, sur les 1,7 million attendues. Les numérisations ont lieu. Dans 85 % des établissements, les choses se passent normalement.
Donc, je le répète, comme cela est explicite dans votre propos, cela se passe mal lorsque des gens, souvent extérieurs, viennent troubler les examens, ce qui doit être clairement condamné.
Quelle que soit son opinion sur une réforme, on ne doit pas prendre ainsi en otage les élèves. Il est normal que j'exprime une certaine fermeté sur cette question, parce que des principes sacrés de l'éducation nationale sont violés : on ne doit pas troubler un examen.
M. Roger Karoutchi. Très bien !
M. Jean-Michel Blanquer, ministre. Bien entendu, cela concerne surtout les adultes, notamment les adultes extérieurs, qui ne doivent pas commettre des actions illégales.
S'agissant des élèves, notre attitude est évidemment dictée par la plus grande bienveillance. Nous allons regarder, établissement par établissement, comment éviter le phénomène inenvisageable que vous évoquez d'un élève récoltant un zéro après avoir été empêché d'entrer dans son établissement. Cela n'arrivera pas, je le dis très solennellement.
Il y aura, dans les conditions que j'ai indiquées, des reports d'épreuves en cas de troubles. Un élève empêché de composer ne sera pas sanctionné pour cela. Notre but est évidemment que chaque élève dispose d'une note, ce qui est encore tout à fait possible, les épreuves s'échelonnant jusqu'à la fin du mois de février.
Je le dis une nouvelle fois, la majorité des épreuves ont été passées. J'appelle donc chacun à la sérénité sur ces sujets : si tout le monde reste calme, serein, chaque élève pourra composer, aucun problème technique ne s'y oppose. C'est le message qu'il faut faire passer avant tout ! J'observe d'ailleurs que des associations de parents d'élèves disent substantiellement la même chose. Il reviendra également au comité de suivi du baccalauréat de prendre ces points en considération.
Bien entendu, le premier de mes devoirs sera de m'assurer que les élèves ne sont pas pénalisés en raison d'exactions commises par des éléments extérieurs, qui ne sont pas du fait de l'éducation nationale elle-même ou de son organisation. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM. – MM. Jean-Marc Gabouty et Pierre Louault ainsi que Mme Michèle Vullien applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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