« Erreur 404 » pour la continuité pédagogique
Laurent LafonUCI
Sénateur — Val-de-Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/04/2021M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Monsieur le sénateur Lafon, depuis hier, en effet, la France est entrée de nouveau dans l'enseignement à distance massif ; elle l'était déjà de manière hybride, s'agissant notamment des lycées.
Depuis un an, il s'est passé beaucoup de choses. Les professeurs ont bénéficié d'une préparation importante, en particulier d'une formation pour assurer les cours à distance. Ils étaient donc tous prêts hier. Je regrette donc d'autant plus les phénomènes qui se sont produits, lesquels relèvent de problèmes techniques. Toujours est-il que, sur le plan pédagogique, les professeurs étaient prêts.
En matière informatique, comme dans d'autres matières, le ministère de l'éducation nationale est responsable essentiellement des enjeux de « contenu ». Les enjeux de « tuyau », quant à eux, relèvent d'autres compétences.
Hier, la tenue des cours s'est passée correctement pour certains élèves, plus mal, voire très mal pour d'autres, mais seulement dans certaines parties du territoire, là où les ENT n'ont pas pu supporter l'afflux immédiat des millions d'élèves qui se sont connectés sur internet au même moment.
La semaine dernière, pourtant, les régions, qui sont en l'espèce responsables, nous avaient assuré que tout était prêt dans leurs relations avec les prestataires. C'est donc vers eux que nous devons nous tourner. Pour ma part, je n'ai nullement pointé la responsabilité d'OVHcloud. J'ai simplement affirmé hier, au début de la crise et au vu des premiers éléments dont nous disposions, que le fameux incendie qui était survenu avait eu des conséquences indirectes.
En effet, le report sur différents opérateurs, en France, révèle que certains d'entre eux ne possèdent pas la puissance technique nécessaire – je le déplore. Je le rappelle, un tel sujet ne relève pas de la compétence de l'éducation nationale.
Les personnes qui sont promptes à mettre les responsabilités sur le dos de l'éducation nationale doivent surtout nous expliquer ce qu'il s'est passé. Nous bénéficierons, dans le détail, des éclaircissements nécessaires dans les prochains jours. Dans l'immédiat, nous travaillons prioritairement au rétablissement de la situation – c'est bien ce qui se passe –, en liaison tant avec les régions qu'avec les opérateurs concernés.
Le CNED, quant à lui, a été la victime de cyberattaques, certaines ayant été commises depuis l'Hexagone, d'autres depuis l'étranger. Nous avons d'ailleurs porté plainte. Ces attaques ont été extrêmement importantes, au moment même où des centaines de milliers de comptes étaient créés pour faire face à la situation. Je compléterai évidemment ma réponse dans d'autres contextes. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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