Liaison Bordeaux - Paris-Orly
F Florence LassaradeLes Républicains Sénatrice — GirondeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/04/2021M. Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports. Madame la sénatrice, vous interrogez le Gouvernement sur l'arrêt de la liaison aérienne entre Paris-Orly et Bordeaux, conséquence de l'article 36 actuellement débattu à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi Climat et résilience. Cet article, vous y avez fait référence, donne la préférence au train sur l'avion dès lors qu'une alternative ferroviaire robuste, souvent en TGV, existe en moins de deux heures trente.
Nous accompagnons le secteur aérien dans sa transition écologique et énergétique, cela a été dit. Nous y investissons des montants considérables.
Nous avons à cœur de maintenir l'attractivité des territoires. C'est pourquoi les allers-retours professionnels à la journée seront toujours possibles. Ces restrictions ne concerneront pas non plus les vols à haut niveau de correspondances, raison pour laquelle les liaisons vers l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle seront maintenues, ainsi que la continuité vers les outre-mer.
Enfin, les lignes concernées bénéficient toutes d'une liaison ferroviaire de qualité. Des aménagements de fréquence à la hausse, dès que la crise sanitaire s'éloignera, nous permettront de retrouver le niveau de desserte habituel.
Concernant Bordeaux, j'ai demandé à Mme la préfète de région d'être particulièrement attentive aux besoins locaux, notamment en termes d'accessibilité et de desserte régionale.
Les modalités précises de l'application de cet article seront définies par décret. Je souhaite que les élus y soient étroitement associés. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Florence Lassarade, pour la réplique.
Mme Florence Lassarade. Le sujet, monsieur le ministre, ce n'est pas le train… Sachez que se rendre en centre-ville quand on habite en région Nouvelle-Aquitaine ou même en périphérie de Bordeaux n'est pas du tout pratique : il faut jusqu'à une heure et demie de voiture pour rejoindre la gare.
Le secteur aérien ne saurait être le bouc émissaire de la lutte contre la pollution. En privant Bordeaux et sa région d'un atout essentiel d'attractivité, ce sont 35 000 emplois de la filière aéronautique qui sont en jeu. Tel était le sens de ma question ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.- M. Vincent Capo-Canellas applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Florence Lassarade
Conséquences des fermetures administratives des établissements de loisirs de plein air lors des épisodes de risque incendie
Projet de décret concernant la caisse autonome de retraite des médecins de France
Remboursement des frais kilométriques des agents publics territoriaux
Accès aux innovations thérapeutiques pour les patients atteints de tumeurs rares du système nerveux central