Conséquences du gel pour la viticulture et l'arboriculture
Nathalie DelattreRDSE
Sénatrice — Gironde
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/04/2021M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Je veux tout d'abord saluer, madame la sénatrice, votre engagement et celui de vos collègues en faveur de ce beau secteur vitivinicole.
Vous l'avez dit, l'année que nous venons de vivre a été en tous points dramatique pour le secteur viticole.
Cela dit, lorsqu'il a fallu mettre en place un certain nombre d'aides dans le cadre de la crise sanitaire, ce gouvernement a répondu présent. Je me souviens que l'un des premiers déplacements du nouveau Premier ministre Jean Castex s'était déroulé précisément auprès de la filière viticole, pour laquelle nous avions annoncé un renforcement des aides.
Par ailleurs, et c'est peut-être la seule lueur d'espoir qu'il nous a été permis de connaître ces derniers mois, grâce à l'action diplomatique qui a été menée, nous avons obtenu un moratoire des fameuses taxes Trump, qui affectaient la filière.
C'est vrai, pour la filière vitivinicole, nous devons mener des actions fortes de court terme, notamment pour ce qui concerne l'aspect social. Ce que vous avez dit au sujet des PGE est très important. Nous sommes en train d'en discuter avec les représentants de la filière.
Je pense également au long terme. Dans notre pays, pas plus de trois viticulteurs sur dix sont assurés. Non pas que les sept autres soient irresponsables, comme on l'entend parfois ! Simplement, les conditions d'accès à l'assurance ne sont plus réalistes.
Vous avez également évoqué plusieurs autres sujets : les franchises, que j'ai déjà abordées tout à l'heure, le montant d'indemnisation et la fameuse moyenne olympique.
Quel est le drame de nos dispositifs ? C'est que l'on fait aujourd'hui la moyenne des cinq dernières années ; ensuite, on soustrait la meilleure et la moins bonne. Ainsi, les montants indemnisés s'étiolent année après année et perdent l'intérêt qu'ils pouvaient avoir. Tout cela doit être revu.
Toutefois, je le répète, le monde agricole n'est pas à même de régler seul le problème. La solidarité nationale doit également jouer. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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