Négociations sur la pêche dans le cadre du Brexit
Béatrice GosselinLes Républicains
Sénatrice — Manche
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 06/05/2021M. Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Madame la sénatrice Gosselin, l'accès aux eaux de Jersey est absolument essentiel pour les professionnels français de la pêche, que ce soit dans la Manche, bien sûr, mais également en Ille-et-Vilaine…
Mme Françoise Gatel. Très bien !
M. Franck Riester, ministre délégué. … ou dans les Côtes-d'Armor.
C'est la raison pour laquelle la France n'accepte pas la décision britannique unilatérale relative à ces licences de pêche, prise sans concertation, sans consultation, sans explication, qui institue des conditions d'exercice liées à ces licences et qui instaure des jours de pêche en mer.
C'est inacceptable, puisque c'est contraire à l'accord de commerce et de coopération, signé en décembre dernier, qui prévoyait que les éventuelles mesures techniques soient fondées sur des recommandations scientifiques, appliquées à tous les navires sans discrimination et notifiées à l'autre partie avec suffisamment de préavis pour que celle-ci puisse formuler des commentaires ou demander des clarifications.
Vous avez donc raison, madame la sénatrice, cette pratique crée une forme de précédent dangereux pour l'ensemble de nos accès. Ce n'est pas acceptable pour ce qui concerne spécifiquement ces licences de pêche et cela signifie que nous devons de nouveau mettre très vite sur la table les négociations concernant l'accord de la baie de Granville, qui est devenu sans objet du fait de la signature de l'accord sur le Brexit.
C'est la raison pour laquelle Annick Girardin a pris attache avec la Commission, qui partage d'ailleurs l'analyse de la France sur ces licences, et a demandé que les négociations sur l'accord de la baie de Granville puissent être entamées très rapidement.
Madame la sénatrice, le droit le dit : les conventions doivent être respectées. En la matière, l'accord signé le 24 décembre 2020 sera respecté ; la France fera ce qu'il faut pour que ce soit le cas. (M. Alain Richard applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Béatrice Gosselin, pour la réplique.
Mme Béatrice Gosselin. J'espère, monsieur le ministre, que vos annonces deviendront réalité, parce que les pêcheurs n'en peuvent plus ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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