Contrat d'engagement jeune
Dominique ThéophileRDSE
Sénateur — Guadeloupe
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/11/2021Mme Élisabeth Borne, ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion. Monsieur le sénateur Dominique Théophile, comme vous l'avez souligné, avec le développement inédit de l'apprentissage, l'investissement dans les compétences et, plus récemment, le plan « 1 jeune, 1 solution », la jeunesse est le fil rouge de notre action depuis 2017.
M. Bernard Jomier. Tout va bien…
Mme Élisabeth Borne, ministre. Toutes ces politiques portent leurs fruits. Malgré la crise sanitaire, le nombre de jeunes demandeurs d'emploi est au plus bas depuis 2008.
Pourtant, certains jeunes risquent de ne pas profiter de la reprise et de rester durablement éloignés de l'emploi. Nous nous démarquons du reste de l'Europe par un taux de jeunes ni en emploi, ni en formation, ni en études qui reste trop élevé, particulièrement dans certains territoires d'outre-mer, comme vous l'avez rappelé.
C'est pour cela que nous mettrons en œuvre, dès le 1er mars 2022, le contrat d'engagement jeune, destiné aux 500 000 jeunes durablement éloignés de l'emploi.
Mme Marie-Pierre de La Gontrie. Pourquoi pas avant ?
Mme Élisabeth Borne, ministre. Nous leur proposerons un accompagnement personnalisé et intensif entre 15 et 20 heures par semaine, assorti d'une allocation pour ceux qui en ont besoin.
Le contrat d'engagement jeune a vocation à remplacer la garantie jeunes en capitalisant sur l'expérience des missions locales.
Nous voulons également tirer parti de toutes les solutions du plan « 1 jeune, 1 solution », qui viendront enrichir les parcours. Je pense par exemple aux immersions en entreprise pour découvrir un métier, aux formations qualifiantes dans les secteurs en tension ou aux remises à niveau sur les compétences de base.
En deux mots, monsieur le sénateur, le contrat d'engagement, c'est du gagnant-gagnant. Pour les jeunes, c'est la possibilité d'accéder à l'autonomie grâce à un emploi. Pour les entreprises, c'est la possibilité de trouver le salarié ou l'apprenti dont elles ont besoin. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Mme Marie-Pierre de La Gontrie. Ce n'est pas un emploi !
Source : senat.fr ↗
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