Arrêté sur les abeilles
A André GuiolRDSE Sénateur — VarLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/11/2021Mme Bérangère Abba, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique, chargée de la biodiversité. Monsieur le sénateur Guiol, vous m'interpellez sur la mortalité anormalement élevée des abeilles. Elle est scientifiquement établie, d'où notre vigilance accrue et la nécessité d'enrayer le déclin des abeilles et, plus largement, des pollinisateurs.
Les pollinisateurs sont indispensables à notre agriculture : 70 % des cultures dépendent de la pollinisation, qui permet la fécondation. Parce qu'il y va de notre souveraineté alimentaire et de la préservation de la biodiversité, nous demeurons pleinement mobilisés.
Dans ce contexte, un plan Pollinisateurs a été annoncé en août 2020 dans le but d'enrayer ce déclin. Ce plan a un périmètre plus étendu que l'arrêté Abeilles. Il doit à la fois englober les résultats des concertations et des consultations, qui ont été très larges, et comprendre l'origine du déclin des pollinisateurs.
En outre, ce plan doit encourager les bonnes pratiques, les faire connaître et les généraliser, là où des initiatives, telles que la plantation de ressources mellifères et les fauches tardives, ont porté leurs fruits et sont extrêmement prometteuses. Il conviendrait également d'adapter la réglementation en matière d'utilisation des produits phytopharmaceutiques et d'améliorer la santé des ruches.
L'arrêté doit préciser les modalités d'épandage en période de floraison, soit quelques jours ou quelques semaines par an, selon les cultures, durant lesquels les abeilles, qui butinent, se trouvent particulièrement exposées. Les produits phytopharmaceutiques font partie des facteurs de risque pour les pollinisateurs, qu'ils soient sauvages ou domestiques.
Deux principes évidents doivent conduire notre action : évaluer le risque et protéger les agriculteurs. Il n'est pas question de laisser ces derniers sans solution ; les réponses doivent être adaptées à chaque situation.
La concertation, l'éclairage scientifique et la prise en compte du vécu, c'est-à-dire de l'expérience de terrain, sont autant de méthodes qu'il nous faut mettre en œuvre, ce pour éviter au maximum les traitements et protéger les abeilles, tout en respectant le travail des agriculteurs. Nous y serons particulièrement vigilants. Du reste, nous aurons l'honneur de vous présenter le plan et l'arrêté dédiés dans les semaines à venir. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de André Guiol
Stratégie énergétique européenne
Représentativité des communes rurales au sein des EPCI
Impossibilité pour les majeurs handicapés propriétaires de leur logement et rattachés fiscalement à leurs parents d'obtenir MaPrimeRénov'
Assassinat de Hichem Miraoui