Mesures en faveur des sages-femmes
Nadège HavetRDPI
Sénatrice — Finistère
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/11/2021Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l'autonomie. Madame la sénatrice Nadège Havet, la crise sanitaire a montré l'importance d'un système sanitaire fort, mais aussi d'une prise en charge sociale et médico-sociale solide. Pour ce faire, nous renforçons l'attractivité de ces secteurs en investissant massivement dans les établissements et dans les équipements.
En ce qui concerne les sages-femmes, je me félicite de la signature lundi, comme vous venez de l'indiquer, d'un protocole d'accord avec la majorité des organisations syndicales de la fonction publique hospitalière et la Fédération hospitalière de France (FHF), fruit d'un long travail de concertation entre le ministère, les syndicats et les organisations de sages-femmes.
Cet accord, au travers duquel nous reconnaissons l'engagement de ces professionnels, comprend des avancées importantes : une revalorisation nette de 500 euros par mois par sage-femme hospitalière, la création d'une sixième année de formation en maïeutique, la réaffirmation du rôle spécifique des sages-femmes au sein des établissements de santé.
Le Gouvernement s'est engagé à ce que ce protocole appliqué à la fonction publique soit aussi transposé au secteur privé. Les sages-femmes territoriales bénéficieront donc des mesures de revalorisation de la grille indiciaire.
Quant aux revalorisations dans le secteur social et médico-social, elles s'élèveront à plus de 10 milliards d'euros si l'on ajoute l'extension, que vous venez de rappeler, des mesures qui ont été décidées dans le cadre du Ségur de la santé. L'extension en faveur des 20 000 professionnels exerçant dans les établissements pour personnes handicapées financés par les départements a été récemment décidée. C'est d'ailleurs ici, au Sénat, qu'elle a été adoptée lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022. Cette mesure était importante pour prévenir les risques de voir traiter différemment des professionnels exerçant la même activité.
Nous poursuivons les échanges avec les représentants du secteur médico-social, comme vous l'avez rappelé, notamment avec le collectif que vous évoquez dans votre question. C'est dans cet esprit que nous travaillons depuis le début.
Comme vous le savez, nous avons également décidé une revalorisation des professionnels de la branche de l'aide à domicile. Je les ai rencontrés hier, je peux vous assurer qu'ils nous remercient, car cela faisait des années qu'ils n'avaient pas bénéficié d'une revalorisation.
D'autres secteurs seront concernés – il y a un morcellement extraordinaire dans ce domaine –, nous allons continuer, comme nous l'avons fait dans le cadre du Ségur, à prévoir des extensions. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Nadège Havet
Modalités pour l'obtention du label « musée rural »
Critères d'attribution des autorisations spéciales d'absence pour les agents de la fonction publique territoriale
Accompagnement des familles agricoles après un drame
Difficultés de mise en oeuvre de facturation électronique obligatoire