Situation de l'entreprise SAM à Viviez
Jean-Claude AnglarsLes Républicains
Sénateur — Aveyron
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/12/2021Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargée de l'industrie. Monsieur le sénateur Anglars, vous le savez bien, car vous avez participé à quelques-unes des nombreuses réunions de travail sur cette fonderie : l'implication de l'État a été totale depuis deux ans pour retrouver un repreneur. (Exclamations sur les travées du groupe CRCE.)
Mme Cathy Apourceau-Poly. On aura tout entendu !
Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée. Et ce n'est pas la première fois, car nous avons sauvé cette fonderie il y a cinq ans, en 2017.
À chaque fois qu'il y a eu des propositions de repreneurs, nous nous sommes mobilisés pour les accompagner et les financer.
À chaque fois que des options ont été écartées, nous avons tout mis en œuvre pour construire des projets alternatifs viables.
Vous-même, en mai dernier, avez contesté et écarté une offre ferme de reprise préservant l'emploi de 150 salariés. Vous considériez qu'elle n'était pas satisfaisante, car elle n'était pas durable. Notre responsabilité vis-à-vis des salariés du site est en effet de trouver une solution durable, qui permette à leurs emplois d'être présents sur le territoire dans la durée.
Proposez-vous aujourd'hui de retenir l'offre que vous avez écartée il y a six mois ? Voilà la question que je pose ! (Protestations sur les travées des groupes Les Républicains, SER et CRCE.) La réindustrialisation, monsieur le sénateur, demande de penser l'industrie de demain, de créer des emplois durables et transmissibles d'une génération à une autre.
C'est notre combat au quotidien, avec Bruno Le Maire. Avec France Relance, 24 projets de modernisation pour la fonderie automobile ont déjà pu être soutenus en France, pour 55 millions d'euros d'investissements. De manière globale, 620 projets de relocalisation ont déjà été soutenus partout en France, avec le plan de relance, ce qui va permettre de conforter ou de créer 77 000 emplois.
Sur le cas particulier de la SAM, c'est très exactement la même méthode que nous appliquons, pour créer des emplois durables pour les salariés du territoire.
Puisque vous posez la question de la confiance des Français, monsieur le sénateur, je pense que ceux-ci font davantage confiance à une équipe gouvernementale qui a recréé de l'emploi industriel en 2017, en 2018, et qui en recrée aujourd'hui, qu'aux équipes gouvernementales qui ont échoué ces vingt dernières années. (Protestations à droite et à gauche. – Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Henri Cabanel applaudit également.)
M. le président. La parole est à M. Jean-Claude Anglars, pour la réplique.
M. Jean-Claude Anglars. Merci de votre réponse, madame la ministre, mais votre parole vous engage. Nous avons trop entendu de promesses non tenues.
Je me souviens de ce que M. Le Maire a dit dans cet hémicycle, le 18 novembre 2020,…
M. Claude Raynal. Un jour où il était là !
M. Jean-Claude Anglars. … à propos de la fermeture programmée de l'usine Bosch de Rodez et de la disparition de ses 1 300 emplois, contre laquelle rien n'a été fait.
Je partage la détermination des salariés de la SAM et je veux croire que leur combat n'est pas perdu. C'est à l'État d'intervenir, et nous attendons vos actes ! (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – Mme Marie-Arlette Carlotti, MM. Olivier Cigolotti, Jean-Jacques Michau, Gilbert-Luc Devinaz et Mickaël Vallet applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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