Publication des décrets d'application de la loi Climat et résilience
Maryse CarrèreRDSE
Sénatrice — Hautes-Pyrénées
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/02/2022Mme Bérangère Abba, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique, chargée de la biodiversité. Madame la sénatrice Carrère, 3,5 millions d'hectares sont artificialisés aujourd'hui en France. Nous savons combien il est important de réduire cette artificialisation, voire de désartificialiser les sols par endroits. Un dispositif équilibré a été trouvé au cours des débats parlementaires et a fait l'objet de larges discussions ces derniers mois.
Sachant que 5 % des communes sont responsables de quasiment 40 % de la consommation d'espaces, il était absolument impératif de réduire le rythme d'artificialisation et de définir ensemble une trajectoire ambitieuse. L'objectif est évidemment non pas de ne plus construire, mais de construire mieux et de mener une réflexion sur cette question à l'échelle d'un territoire. Il faut veiller particulièrement à respecter les terres agricoles et les espaces naturels.
Ce dispositif équilibré, qui vise à réduire l'artificialisation, n'implique pas, je le redis, l'arrêt immédiat de toute artificialisation. Nous devons d'abord nous concentrer sur la construction dense, sur les friches et les terrains déjà artificialisés. Il reste 140 000 hectares mobilisables pour les dix prochaines années, soit 14 000 hectares par an. Nous ne sommes donc pas empêchés. Nous devons simplement trouver une nouvelle dynamique.
Tous les territoires n'ont pas forcément les mêmes besoins ni les mêmes trajectoires d'artificialisation passées, vous l'avez dit. Cela doit être entendu et pris en compte.
C'est pourquoi la réduction de 50 % de la consommation d'espaces est applicable non pas à l'échelon de chaque commune, mais à l'échelon régional. La communauté d'agglomération de Tarbes-Lourdes-Pyrénées n'est donc pas concernée directement en tant que telle. Elle l'est à l'échelle de la région.
Cette loi prévoit également des critères de territorialisation, qui tiennent compte des efforts passés et des besoins de développement. Comme vous nous l'avez demandé, nous avons allongé de six mois le délai dans le projet de loi 3DS, relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale, afin de permettre aux collectivités de s'organiser et de prévoir cette territorialisation. (Marques d'impatience sur les travées du groupe Les Républicains.) C'était une attente forte, nous l'avons entendue, dans un calendrier évidemment perturbé par le contexte sanitaire que nous connaissons.
M. le président. Il faut conclure !
Mme Bérangère Abba, secrétaire d'État. Nous sommes donc tout à fait mobilisés.
Enfin, trois décrets seront présentés au Conseil national d'évaluation des normes le 22 février. D'ici là, nous poursuivrons la concertation. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Maryse Carrère
Conséquences que pourrait entraîner la mise en place d'une consigne pour recyclage des bouteilles en plastique
Mise en oeuvre de l'allocation destinée aux anciens supplétifs de statut civil de droit commun de la guerre d'Algérie
Paiement des salariés de l'association Asalée et pérennisation du dispositif
Convention d'objectifs et de gestion 2026-2030 entre l'État et la mutualité sociale agricole