Offres tarifaire et de transport de la SNCF
P Pierre-Jean VerzelenLes Indépendants Sénateur — AisneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/11/2022M. Clément Beaune, ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports. Monsieur le sénateur Verzelen, vous avez raison et je n'ai pas l'habitude de fuir mes responsabilités. Nous parlons d'un grand service public – une entreprise entièrement publique –, l'État ne peut donc laisser la situation sans réponse ou témoigner d'un quelconque désintérêt, et c'est d'ailleurs pourquoi j'ai dit que la situation dans les Hauts-de-France était inacceptable.
Dès lundi, je me suis rendu à Lille pour m'entretenir avec le président de la région Xavier Bertrand, puisque les TER sont effectivement à la charge des régions, et hier je me suis de nouveau entretenu avec le président de la SNCF Jean-Pierre Farandou. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.)
Un effort exceptionnel est en train d'être réalisé en matière de formation pour compenser la pénurie de conducteurs – vous l'avez décrite –, car c'est l'un des métiers en tension. Cette pénurie ne concerne pas seulement la région des Hauts-de-France, mais elle touche, hélas, très douloureusement ses usagers aujourd'hui.
Le plan tout à fait exceptionnel mis en place ces derniers mois prévoit en 2022-2023 le recrutement inédit de 440 collaborateurs TER en région Hauts-de-France. Face à la gravité de la situation, j'ai demandé au président Farandou d'établir un plan exceptionnel d'urgence et d'accélération de ces recrutements par tous les moyens possibles. Il sera présenté dans les prochains jours par l'entreprise, en lien avec la région.
Cette situation, qui ne peut rester sans réponse, je l'ai dit, ne peut pas être totalement réglée en quelques jours ou en quelques semaines, soyons honnêtes, mais nous devons montrer aux usagers des améliorations visibles et sérieuses dans les toutes prochaines semaines.
Monsieur le sénateur, vous m'avez interrogé sur les tarifs, ce qui mérite tout d'abord une précision : les tarifs du TER et de beaucoup de trains du quotidien ne relèvent pas de l'État. En revanche ceux des trains à grande vitesse ou des trains d'équilibre du territoire concernent le territoire national et sont donc du ressort de l'État. Dans ce cadre, j'ai demandé à la SNCF de mettre en place, pour ces trains, un bouclier tarifaire.
Concrètement, cela signifie que nous devons d'abord agir pour réduire les charges de la SNCF, ce que fait l'État par les mesures prises pour maîtriser les coûts de l'énergie. Cela a permis de réduire très fortement le montant évoqué par le président Farandou devant le Sénat – près de 2 milliards d'euros. Nous ne sommes plus du tout dans ces ordres de grandeur.
Cela signifie ensuite que nous devons avoir des hausses qui soient, en tout état de cause, inférieures à l'inflation. Enfin, nous devons préserver ceux qui ont le plus besoin du train – les ménages modestes, les utilisateurs réguliers, notamment pour se rendre au travail. C'est pourquoi j'ai demandé un effort tout particulier sur les abonnements et sur les Ouigo. Ce plan sera présenté dans quelques jours par la SNCF. (MM. François Patriat et Thani Mohamed Soilihi applaudissent.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Pierre-Jean Verzelen
Conséquences des épisodes de canicule sur les horticulteurs
Installation du rassemblement évangélique « vie et lumière » dans l'Aisne
Maintien du programme LEADER
Absence de prise en compte de l'indemnité différentielle dans le calcul de la retraite