Question des sans-abri
Posée le 08/02/2024 • Ministère interrogé : Premier ministre
Ahmed Laouedj RDSE
Sénateur — Seine-Saint-Denis
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/02/2024
M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Monsieur le sénateur, votre question fait écho au vingt-huitième rapport sur l'état du mal-logement présenté par la Fondation Abbé Pierre, la semaine dernière, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'appel lancé en 1954.
Nous connaissons les chiffres présentés dans ce rapport : il y a 330 000 personnes non pas sans abri, mais mal-logées ou sans domicile.
L'État a mis en place des moyens sans précédent : 3 milliards d'euros, avec deux types de dispositifs, soit 203 000 places d'urgence - un record - et 114 000 places dans le cadre du dispositif national d'accueil. Si l'on additionne ces deux chiffres pour les rapprocher des 330 000 personnes évoquées, l'écart représente une dizaine de milliers de places.
Si M. le Premier ministre n'en a pas parlé, c'est parce que le 8 janvier dernier, M. Patrice Vergriete avait annoncé le déblocage, au nom du Gouvernement, d'une nouvelle enveloppe de 120 millions d'euros, représentant l'équivalent d'une dizaine de milliers de places.
Monsieur le sénateur, je n'ai pas entendu dans votre question la volonté d'obtenir des réponses arithmétiques. Ce que vous avez évoqué, ce sont bien des situations humaines. Il y va du désarroi des travailleurs sociaux, pour lesquels ne pas trouver de solution n'est pas satisfaisant, et de ces femmes, de ces hommes, de ces histoires d'errance et de ces difficultés, avec, au-delà des statistiques, une attente qui n'est pas seulement celle d'avoir un toit pour une nuit, mais celle de trouver des solutions pérennes.
Avec le plan Logement d'abord, 550 000 logements ont pu être construits ces dernières années. Plus de la moitié ont été attribués à des personnes qui étaient sans domicile. Nous devons certes continuer d'agir avec le tissu d'acteurs, mais aussi regarder en face le fait que, pour accueillir mieux, nous devons sans doute accueillir moins.
C'est la suite à la fois de décisions qui ont été prises, de textes qui ont été votés et de ce que nous aurons à mettre en oeuvre dans les prochaines semaines et les prochains mois. (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI et RDSE.)
M. Emmanuel Capus. Excellent !
Source : senat.fr ↗
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