Mise en place d'un plan d'urgence pour l'école publique en Seine-Saint-Denis
Posée le 28/03/2024 • Ministère interrogé : Éducation nationale et jeunesse
Ahmed Laouedj RDSE
Sénateur — Seine-Saint-Denis
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/03/2024
Mme Nicole Belloubet, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Monsieur le sénateur Laouedj, vous faites bien de dire que l'école est un investissement. C'est la raison pour laquelle je suis très attentive aux préoccupations exprimées tant par les élus que par les personnels de l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis.
Preuve de notre attention, ils ont été reçus, ainsi que leurs représentants syndicaux, par le directeur académique des services de l'éducation nationale (Dasen), la rectrice de l'académie de Créteil et les membres de mon propre cabinet. Je recevrai moi-même les députés de Seine-Saint-Denis qui m'ont demandé rendez-vous. Puisque vous me sollicitez personnellement, je peux vous assurer d'ores et déjà que je vous écouterai avec beaucoup d'attention.
Au sujet des locaux, j'ai eu un entretien avec Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, et Valérie Pécresse, présidente de la région d'Île-de-France, dans le cadre de leurs compétences respectives.
Vous affirmez qu'il reste du chemin à parcourir en Seine-Saint-Denis, mais reconnaissez que beaucoup a déjà été fait. Vous dites que l'école est un investissement. Or l'investissement a été massif au profit de ce département !
M. Fabien Gay. Sérieusement ?
Mme Nicole Belloubet, ministre. Je vous épargnerai le détail de toutes les mesures qui ont été prises. Je rappellerai simplement l'importance de l'éducation prioritaire en Seine-Saint-Denis, qui a permis le dédoublement des classes de grande section, de cours préparatoire (CP) et de cours élémentaire de première année (CE1) - dans l'enseignement primaire, six classes sur dix bénéficient aujourd'hui de ce régime !
Par ailleurs, l'investissement entre 2017 et 2022 de plus de 1 500 postes nous a permis d'assurer, notamment au collège, des taux d'encadrement très inférieurs à la moyenne nationale, soit 23 élèves par division en Seine-Saint-Denis, contre 25 dans le reste du pays.
Je rappelle également la prime de 200 euros qui est octroyée tous les mois aux agents publics de Seine-Saint-Denis, y compris aux professeurs. J'y ajoute la prime de fidélisation, s'élevant à 12 000 euros au bout de cinq ans, qui sera versée dans quelques jours.
Je pourrais aussi vous parler des 2 millions d'euros, fruit du plan « L'État plus fort en Seine-Saint-Denis », qui ont servi notamment à la rénovation des écoles dans le département.
M. le président. Veuillez conclure !
Mme Nicole Belloubet, ministre. Enfin, la carte scolaire a été améliorée.
Bref, la Seine-Saint-Denis est pour nous un sujet de préoccupation, et nous agissons en ce sens ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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