Sécurité du quotidien
Posée le 07/11/2024 • Ministère interrogé : Premier ministre
Bernard Buis RDPI
Sénateur — Drôme
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 07/11/2024
M. Bruno Retailleau, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur Bernard Buis, depuis que j'ai pris mes fonctions, ce que je trouve le plus difficile, c'est d'être soumis à cette chronique, malheureusement devenue trop banale, d'événements abominables. Et je suis surpris par ce rajeunissement, cet effroyable rajeunissement : le rajeunissement de ceux qui tuent, le rajeunissement de ceux qui meurent.
Vous avez égrené un certain nombre de noms. J'aimerais rappeler d'autres faits. Voilà quelques jours (M. le ministre se tourne vers Mme Anne-Sophie Patru.), un enfant de 5 ans a reçu deux balles dans la tête à Rennes. À Poitiers, c'est un jeune de 15 ans qui a reçu une balle dans la tête. Et vous avez évoqué Nicolas, mort presque un an jour pour jour après Thomas Perotto, à Crépol ; tous deux faisaient partie du même club de rugby. (M. Stéphane Ravier s'exclame.)
C'est absolument intolérable. Nous ne pouvons pas laisser se poursuivre une telle dérive. Il faut y apporter des réponses, à plusieurs niveaux.
Certaines d'entre elles doivent être rapides. J'ai toujours considéré que la route du crime était bien souvent pavée de tous ces délits restés impunis, non sanctionnés.
Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a fait des propositions - le garde des sceaux y travaille évidemment aussi - pour mettre fin à ces parcours de violence dans lesquels sont enfermés les mineurs.
La toile de fond des morts que vous évoquez, c'est évidemment le narcotrafic. Je pense que cela doit tous nous mobiliser. Je serai amené à répondre à d'autres questions sur le sujet au cours de cette séance.
J'espère que, sur cette question fondamentale, nous trouverons une unité nationale, quelles que soient nos étiquettes et nos appartenances politiques. Je pense que, sur une cause aussi importante, nous devons nous rassembler. Et, je n'en doute pas, nous nous rassemblerons. (Applaudissements sur les travées des groupes Les Républicains, UC et INDEP ainsi que sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Bernard Buis, pour la réplique.
M. Bernard Buis. Monsieur le ministre, il y a effectivement une insécurité réelle au quotidien.
La sécurité au quotidien ne peut pas se décréter ; il faut la vivre. Nous en avons tous besoin, et nous l'attendons avec impatience. Luttons sans faiblesse contre l'insécurité, mais sans démagogie, et dans le respect de l'État de droit.
Vous nous trouverez pour avancer ensemble, afin de mettre fin à ce fléau qui gangrène notre vie. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI et sur des travées du groupe RDSE. - M. Stéphane Ravier s'exclame.)
Source : senat.fr ↗
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