Prise en charge des ouvrages d'art ferroviaires par les départements
Nicole BonnefoySER
Sénatrice — Charente
La question
✓ Réponse du gouvernement
La loi n° 2014-774 du 7 juillet 2014 visant à répartir les responsabilités et les charges financières concernant les ouvrages d'art de rétablissement des voies, dite « loi Didier » concerne à titre principal les ouvrages de rétablissement des voies de communication des collectivités territoriales rendus nécessaires par la réalisation d'une infrastructure de transport de l'État ou de ses opérateurs.
Afin de faciliter la gestion de ces ouvrages et de prévenir leur détérioration, elle prévoit que ces ouvrages feront l'objet de conventions entre les propriétaires ou gestionnaires des voies portées et franchies. Elle prévoit également que les conventions conclues antérieurement à la promulgation de la loi Didier continuent à s'appliquer.
De ce fait, tout ouvrage de rétablissement disposant déjà d'une convention de gestion n'est pas à intégrer dans la liste des ouvrages de rétablissement non conventionnés prévue par la loi Didier.
Par ailleurs c'est à la collectivité concernée, lorsqu'elle ne dispose pas de convention, de faire la demande de conventionnement. S'agissant des ouvrages surplombant une voie ferrée, SNCF Réseau est à la disposition des collectivités pour négocier les conventions, conformément au cadre posé par la loi Didier.
L'instruction du Gouvernement du 15 mars 2018 relative à la médiation du préfet concernant la répartition des responsabilités et des charges financières concernant les ouvrages d'art de rétablissement des voies, prévue à l'article L. 2123-10 du code général de la propriété des personnes publiques a précisé ces dispositions. Notamment elle prévoit que la convention, sauf accord contraire des parties, prévoit la prise en charge par le gestionnaire de la nouvelle infrastructure de l'ensemble des charges relatives à la structure de l'ouvrage d'art lorsque la personne publique propriétaire de la voie rétablie ou, le cas échéant, l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de voirie ou d'infrastructures de transport dispose d'un potentiel fiscal inférieur à 10 millions d'euros à la date de la conclusion de la convention.
Une première liste d'ouvrages de rétablissement non conventionnés a été arrêtée le 22 juillet 2020 puis mise à jour le 17 juillet 2025. Les travaux en cours visent à poursuivre le recensement des ouvrages de rétablissement devant faire l'objet d'une convention. Comme les actions concernant ces ouvrages s'inscrivent dans le long terme, une évolution du cadre législatif et réglementaire ne semble pas souhaitable.
Pour un ouvrage qui fait déjà l'objet d'une convention et qui serait en mauvais état, un appui complémentaire pourrait être apporté par le programme national ponts, mis en oeuvre par le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) et financé par le ministère chargé des transports. Il permet, sous conditions, aux collectivités d'être accompagnées financièrement pour la réalisation de travaux de réparation de leurs ouvrages les plus dégradés et notamment ceux présentant un enjeu majeur vis-à-vis de la sécurité des usagers et de la continuité des dessertes locales.
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Nicole Bonnefoy
Cohérence du dispositif EDF « été 2026 » de rafraîchissement des établissements scolaires avec la politique d'adaptation au changement climatique
Préservation des arbres existants lors de l'installation d'ombrières photovoltaïques sur les parcs de stationnement
Inquiétudes relatives à la baisse des financements des missions locales
Mise en place de la commission nationale consultative des catastrophes naturelles