Aller au contenu
nosparlementaires.

Les votes. Les textes.
Les visages du pouvoir.

Question écrite En attente de réponse #14#

Nécessité de renforcer le cadre législatif et réglementaire pour lutter contre la pollution lumineuse et préserver la qualité du ciel nocturne en France

Posée le 20/08/2026 · Ministère interrogé : Transition écologique, biodiversité et négociations internationales sur le climat et la nature

Patricia Demas Patricia DemasLes Républicains Sénatrice — Alpes-Maritimes

La question

Mme Patricia Demas appelle l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur la nécessité de renforcer le cadre législatif et réglementaire pour lutter contre la pollution lumineuse et préserver la qualité du ciel nocturne en France. Tandis que 99 % du ciel nocturne européen est aujourd'hui affecté par la pollution lumineuse, la France a marqué une avancée avec l'arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses. Dans les Alpes-Maritimes, la réserve internationale de ciel étoilé (RICE) de Valberg, soutenue par le département, illustre l'importance de ces espaces dédiés à la protection de notre environnement. Cette RICE, comme les autres territoires labellisés par l'association DarkSky International, démontre qu'il est possible de réduire significativement les nuisances lumineuses. Cependant, ces initiatives peinent à s'inscrire dans un cadre national cohérent et durable, et leur potentiel reste sous-exploité. Les RICE ont su fédérer élus, scientifiques, associations et citoyens pour faire évoluer les pratiques d'éclairage, avec des résultats concrets dans les 92 communes de la RICE Alpes Azur Mercantour. Ces réserves permettent la diminution de 80 à 95 % de la pollution lumineuse dans certaines zones, la division par deux de la consommation électrique, et la préservation des écosystèmes nocturnes. Toutefois, l'arrêté de 2018 ne couvre que partiellement les sources de pollution, excluant les éclairages privés, et ne prévoit pas de mécanisme d'évolution pour intégrer les avancées techniques et scientifiques. De plus, les RICE ne bénéficient d'aucune reconnaissance officielle, ni de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ni de l'État français, limitant leur capacité à essaimer et à influencer les politiques publiques. Dans ce contexte, il apparaît essentiel d'aller plus loin. L'enjeu n'est pas seulement technique, mais aussi politique et social puisqu'il faut réduire la pollution lumineuse pour préserver l'obscurité naturelle, indispensable à la biodiversité au même titre que les parcs nationaux. Cela passe par une révision ambitieuse de l'arrêté de 2018, qui pourrait s'appuyer sur un groupe de travail associant parlementaires, scientifiques, collectivités locales et gestionnaires de RICE. Une telle démarche permettrait d'intégrer les retours d'expérience des territoires pionniers, comme Valberg, et d'élargir le champ de l'arrêté aux éclairages privés, tout en renforçant les prescriptions techniques pour les espaces naturels sensibles. Par ailleurs, la reconnaissance officielle des RICE comme territoires d'intérêt national serait un signal fort. Elle pourrait s'accompagner d'un soutien pérenne, financier et technique, pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la transition écologique. Il serait également pertinent d'envisager leur intégration dans les stratégies nationales, comme la stratégie nationale pour la biodiversité ou le plan climat, afin de garantir une cohérence entre les objectifs de sobriété énergétique, de protection de la biodiversité et de qualité de vie. Une coordination renforcée entre les acteurs que sont les collectivités, les scientifiques, les associations, et les gestionnaires de réseaux est indispensable afin d'harmoniser les pratiques et d'accélérer la réduction des nuisances lumineuses. Enfin, la saisine de l'UICN pour une reconnaissance internationale des RICE serait également un levier puissant pour valoriser leur rôle dans la préservation de la biodiversité nocturne et positionner la France tel un leader européen sur ce sujet. Dans cette perspective, elle lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage afin d'actualiser l'arrêté de 2018 et de favoriser la reconnaissance officielle des RICE dans l'action de l'État visant à réduire la pollution lumineuse et à préserver la qualité du ciel nocturne en France.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.

Source : senat.fr ↗

Autres questions de Patricia Demas

Obstacles persistants rencontrés par les travailleurs indépendants en situation de handicap ou de maladie chronique pour souscrire une assurance prévoyance

Question écrite · 03/09/2026

En attente

Retard dans la mise en oeuvre de l'expérimentation de l'accès direct aux infirmières prévue par la loi du 27 juin 2025

Question écrite · 20/08/2026

En attente

Homicide incendiaire, une qualification pénale spécifique visant une meilleure sanction des incendies volontaires

Question écrite · 06/08/2026

En attente

Encadrement de la communication de crise pour prévenir le risque incendie

Question écrite · 06/08/2026

En attente
← Retour à la fiche de Patricia Demas