- Député Droite Républicaine de la 5e circonscription de la Loire (Roanne) depuis juin 2022, réélu en 2024. Né à Roanne le 17 février 1993 — 33 ans.
- Diplômé de Sciences Po Paris (2016), ancien collaborateur parlementaire puis conseiller du groupe LR à l'Assemblée.
- Figure de l'« écologie de droite » : c'est lui qui a lancé début 2024 la croisade parlementaire contre la fast fashion (Shein, Temu).
- Vice-président de LR depuis juin 2025, secrétaire national à l'environnement depuis janvier 2026, désigné « député de l'année 2025 » par le magazine Challenges.
- Élu le 9 juin 2026 président de la fédération LR de la Loire, en remplacement de Jean-Pierre Taite.
- Membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.
À 33 ans, Antoine Vermorel-Marques vient de vivre une semaine doublement chargée : élu mardi 9 juin président de la fédération Les Républicains de la Loire, le député de Roanne a annoncé dans la foulée une proposition de loi créant une « fiche AS » pour les agresseurs sexuels signalés. Déjà vice-président national du parti et secrétaire national à l'environnement, il devient le patron des LR dans son département, un an et demi avant les prochaines échéances municipales. L'occasion de dresser le portrait, en données, de l'un des députés les plus actifs et médiatiques de la 17e législature.
La fast fashion comme fait d'armes
S'il fallait ne retenir qu'un combat, ce serait celui-là. Début 2024, le jeune député dépose une proposition de loi instaurant un bonus-malus environnemental sur les vêtements d'ultra fast fashion — jusqu'à 10 euros de pénalité par article. Sa vidéo TikTok parodiant un « haul » Shein dépasse le million de vues. En mars 2024, l'Assemblée adopte à l'unanimité le texte porté par Anne-Cécile Violland (Horizons), qui reprend le principe de son malus ; le Sénat suit en juin 2025 par 337 voix contre une.
Le 5 novembre 2025, jour où le gouvernement engage une procédure de suspension de Shein après la découverte de poupées à caractère pédopornographique sur la plateforme, c'est lui qui monte au créneau lors des questions au gouvernement — sous les applaudissements de tous les bancs, de LFI à la Droite Républicaine.
« À Roanne, dans ma circonscription, si un commerçant vendait des poupées pédocriminelles ou des armes en libre accès, la préfète de la Loire prendrait fatalement un arrêté de fermeture. »
Question au gouvernement, 5 novembre 2025 — applaudie sur les bancs DR, EPR, LFI-NFP, SOC, EcoS, Dem, HOR, LIOT et GDR.
Retraites, handicap, commerce : un ancrage social et local
Loin des plateaux télé, ses 44 questions au gouvernement dessinent un autre visage : celui d'un député de circonscription. Les retraites (pensions des indépendants, cumul emploi-retraite, trimestres des aidants) et le handicap — qu'il a proposé d'ériger en « grande cause nationale » — arrivent largement en tête de ses interpellations.
Ses 849 amendements signés (dont 109 comme premier auteur) se concentrent d'abord sur les textes budgétaires — 37 sur le projet de loi de finances pour 2026, 14 sur celui de 2025 — ainsi que sur le statut de l'élu local et le versement des allocations familiales dès le premier enfant. Sur les questions économiques, l'élu défend une ligne libérale classique, comme lors du débat de juin 2025 sur la transmission d'entreprises et le pacte Dutreil.
« On nous propose d’empêcher le chef d’entreprise de transmettre les clés de sa boutique à sa fille ou à son fils. »
Séance du 5 juin 2025, débat sur la fiscalité de la transmission d'entreprises (pacte Dutreil).
Discipline de groupe, présence en pointillé
Sur les 725 scrutins où il a exprimé un vote, Antoine Vermorel-Marques a voté 92 % du temps comme la majorité de son groupe Droite Républicaine — une loyauté élevée, cohérente avec ses responsabilités nationales au parti. Aucun blâme ni rappel à l'ordre ne figure à son encontre dans les communiqués de sanctions de l'Assemblée recensés dans notre base.
Le revers de la médaille : sa participation aux scrutins publics. Avec un vote exprimé dans 9,9 % des 7 351 scrutins de la législature, il se situe nettement sous la médiane des députés (24,2 %) — 513 de ses 601 collègues font mieux. Un chiffre à mettre en regard de son cumul de fonctions partisanes nationales, mais qui tranche avec son hyperactivité législative et médiatique.
Des rave-parties à la « fiche AS »
Son chantier le plus récent est né dans l'hémicycle. Le 9 avril 2026, en plein débat sur les rave-parties illégales, le député évoque le cas d'une habitante venue le trouver après avoir été agressée lors d'une de ces soirées, et cite le collectif NousToutes, selon lequel une femme sur cinq participant à ces rassemblements est victime d'attouchements ou de violences sexuelles.
« Une femme qui a été victime de violences sexuelles au cours d’une rave-party illégale est venue me trouver. »
Séance du 9 avril 2026, débat sur l'encadrement des rave-parties illégales.
Deux mois plus tard, le 10 juin — au lendemain de son élection à la tête des LR ligériens —, il annonce une proposition de loi créant une « fiche AS » : un fichier national des agresseurs sexuels signalés, sur le modèle des fiches S en matière terroriste, afin de croiser des signalements aujourd'hui dispersés entre commissariats et parquets. Le texte, qui n'est pas encore enregistré parmi ses dépôts à l'Assemblée, ouvre déjà un débat juridique : qui inscrire dans un tel fichier — personnes signalées, mises en cause ou condamnées —, sur quelle base et pour combien de temps, sans fragiliser la présomption d'innocence.
Ses chantiers législatifs
Parcours express
Votes, amendements, questions : retrouvez l'intégralité de l'activité parlementaire d'Antoine Vermorel-Marques sur sa fiche NosParlementaires, et comparez-le à ses collègues dans nos classements.