- Député de la 5e circonscription de la Charente-Maritime (Royan, Marennes, île d'Oléron) depuis juin 2022, réélu en juillet 2024. Né le 19 novembre 1967, 58 ans.
- Élu sénateur de la Charente-Maritime le 27 septembre 2026, au troisième et dernier siège du département.
- Chef d'une entreprise de publicité unipersonnelle. Ancien militant UMP proche d'Alain Juppé, il rejoint Emmanuel Macron puis Horizons, le parti d'Édouard Philippe.
- Conseiller municipal d'opposition à Royan depuis 2020, après deux défaites aux municipales, en 2008 et à la partielle de 2010.
- Membre du groupe Horizons & indépendants et de la commission des finances, où il est rapporteur spécial des crédits de la défense consacrés à la préparation de l'avenir.
- Auteur de deux rapports sur le financement de l'industrie de défense : l'« économie de guerre » en 2023, la « guerre économique » en 2025.
Il est entré au Sénat avec une voix d'avance. Le 27 septembre 2026, la liste « 17 au cœur » conduite par Christophe Plassard a obtenu 342 voix, soit 18,8 % des suffrages des grands électeurs de la Charente-Maritime. La sénatrice sortante Corinne Imbert (LR) arrive en tête avec 682 voix, le socialiste Mickaël Vallet est réélu avec 595 voix. Pour le troisième siège, la répartition à la plus forte moyenne met face à face les 342 voix de Christophe Plassard et la moyenne de la liste Imbert, 682 divisé par deux, soit 341. Le député Horizons l'emporte d'une voix sur Loïc Girard, deuxième de cette liste. Il succède au sénateur LR Daniel Laurent, qui ne se représentait pas. Pendant la campagne, il a annoncé à Sud Ouest vouloir siéger au groupe Les Indépendants, présidé par Claude Malhuret. Son siège de député revient à sa suppléante, Vanessa Parent, élue au Château-d'Oléron, comme pour les sept autres députés élus sénateurs. Que laisse-t-il à l'Assemblée ? Voici son bilan en données.
Le fait d'armes : le budget des armées
À la commission des finances, Christophe Plassard suit un seul ministère de près : celui des Armées. Il est rapporteur spécial des crédits de la mission Défense consacrés à la « préparation de l'avenir », c'est-à-dire la recherche et les grands programmes d'équipement. Dès 2023, il signe un rapport sur le financement de l'« économie de guerre », qui propose d'orienter l'épargne du livret A vers les industriels de la défense. Le 16 juillet 2025, il présente un rapport d'information sur la guerre économique : ingérences étrangères, rachats hostiles, espionnage industriel contre les PME sous-traitantes des armées. Le 3 mars 2026, il en tire une proposition de loi de sécurisation de l'économie française, qui crée un livret d'épargne « Défense et souveraineté » et durcit les sanctions de la loi de blocage de 1968. Elle n'a pas été examinée.
Au printemps 2026, il se retrouve dans l'hémicycle pour l'actualisation de la loi de programmation militaire. Deux de ses huit amendements sont adoptés, dont l'un qui inscrit dans le rapport annexé le développement d'une « DGA de combat », avec des centres de la Direction générale de l'armement répartis sur le territoire. Il prend part à 238 votes sur ce texte, et vote pour l'ensemble le 19 mai 2026, avec 439 autres députés.
Le 10 décembre 2025, lors du débat sur la stratégie de défense nationale, il porte la voix du groupe Horizons. Il y déplore que ses rapports budgétaires sur la défense ne soient plus débattus en séance depuis 2023. L'Assemblée approuve ce jour-là la déclaration du gouvernement par 411 voix contre 88.
« Sur les quatre rapports budgétaires que j'ai rendus depuis 2022, seuls deux ont été discutés dans l'hémicycle – en 2022 et 2023 – et depuis, rien. […] Sans vote du Parlement pour augmenter les moyens donnés à ceux qui nous défendent, nous mettrions la France en position de faiblesse face à ceux qui sont, d'ores et déjà, en position d'agresseur. […] Non au désarmement budgétaire ! »
Séance publique du 10 décembre 2025, débat sur la stratégie de défense nationale (article 50-1 de la Constitution).
Royan, Oléron et le littoral
Ses 135 amendements en premier auteur vont surtout aux budgets : 82 au budget 2026, 32 au budget 2025. Trois y ont été adoptés, dont un sur la taxe incitative aux énergies renouvelables dans les transports. Sa première bataille de député concerne la côte : les meublés de tourisme, qui retirent des logements du marché locatif à l'année dans les communes balnéaires. Le 7 novembre 2024, il défend au nom de son groupe la loi Le Meur-Echaniz sur les meublés de tourisme, qui réduit l'avantage fiscal des locations saisonnières. Elle est adoptée par 168 voix contre 54.
Ses questions écrites suivent l'actualité de sa circonscription : le prix du carburant pour les ostréiculteurs, les jachères sur les estrans, la fermeture du golfe de Gascogne à la pêche, l'anguille européenne. La santé arrive en tête, avec douze questions sur les pénuries de médicaments, les appareils auditifs ou les remises des pharmaciens. Le 12 novembre 2025, il interroge le ministre de l'Intérieur sur l'attaque à la voiture qui a fait cinq victimes sur l'île d'Oléron. Sur le démarchage téléphonique, question écrite en mars 2025, vote de la loi sur le démarchage consenti, puis proposition de loi pour « mettre fin au harcèlement téléphonique commercial » déposée le 14 avril 2026 : il a suivi le dossier de bout en bout. La loi votée à l'unanimité s'applique depuis le 11 août 2026.
« Qu'une ville soit touristique est une chance ; y vivre à l'année est un calvaire. Alors que le nombre de résidences secondaires restreint le foncier disponible, […] ceux qui travaillent ou vivent sur place ne peuvent plus se loger. »
Séance publique du 7 novembre 2024, lecture des conclusions de la commission mixte paritaire sur la proposition de loi sur les meublés de tourisme, qu'il a votée.
Discipline et présence
Sur les 1 801 scrutins où son vote peut être comparé à la position majoritaire du groupe Horizons & indépendants, Christophe Plassard a suivi son groupe 1 742 fois, soit 96,7 %. Il s'en est écarté 59 fois. L'écart le plus visible porte sur la fin de vie : il vote pour la proposition de loi sur l'aide à mourir en deuxième lecture, en nouvelle lecture et en lecture définitive, quand 18 députés de son groupe votent contre, et 15 à 17 pour selon les lectures. Sur ce texte de conscience, le groupe Horizons s'est partagé presque à parts égales.
Sur la présence, le bilan est en dessous de la moyenne. Il a pris part à 1 801 des 8 434 scrutins publics de la législature, soit 21,4 %. La médiane des 607 députés de notre base est de 23,4 % : il se classe 345e. Un taux bas n'a rien d'anormal, car la plupart des scrutins publics portent sur des amendements votés devant quelques dizaines de députés. Sa présence suit surtout ses dossiers : 520 votes sur 923 scrutins en mai 2026, le mois de la programmation militaire, mais 5 sur 190 en février 2025 et 7 sur 129 en mars 2026, mois des municipales. En juillet 2026, en pleine campagne sénatoriale, il a encore voté 269 fois sur 531 scrutins.
Autre donnée : sur ses 135 amendements, 58 sont « non soutenus ». Ils sont tombés parce que personne n'était présent en séance pour les défendre au moment de leur examen. C'est plus que ses amendements rejetés (29) et irrecevables (24) réunis. Le classement complet est dans nos classements. Dans nos données, il n'a reçu aucun blâme ni rappel à l'ordre.
« C'est la preuve que, malgré l'éclatement politique – plus que jamais d'actualité –, nous pouvons voter des textes utiles, dépasser les clivages et les calculs politiques, travailler pour améliorer le quotidien de nos concitoyens, toutes choses que ceux-ci attendent de leurs élus. »
Séance publique du 3 décembre 2024, proposition de loi sur les frais bancaires de succession, qu'il a votée.
Ses chantiers législatifs
Parcours express
Votes, amendements, questions : retrouvez toute l'activité parlementaire de Christophe Plassard sur sa fiche NosParlementaires, sa fiche de candidat aux sénatoriales, la page de sa circonscription, les résultats des sénatoriales en Charente-Maritime, et la comparaison avec les autres députés dans nos classements.