Renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants
Proposée par Aurore Bergé
Qui a voté pour ou contre « Renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants » ?
L'Assemblée nationale a adopté le texte le 27 janvier 2025 par 137 voix pour, 20 contre et 64 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : EPR, SOC, ECOS, HOR, NI, DR, DEM, LIOT, GDR, NI.
Ont majoritairement voté contre : LFI-NFP.
Le détail du scrutin et les positions individuelles ↗Les rapports parlementaires sur ce texte
- Renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants Rapport législatif · 22/01/2025 texte disponible
Le parcours de la loi
Les votes décisifs de la navette parlementaire. Chaque point est un parlementaire — survolez-le pour voir son vote et le contacter.
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (première lecture).Adopté 137 pour · 64 abs · 20 contre · 2 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Xavier BretonDR53 interventions · 1 amendement -
Naïma Moutchou46 interventions · 0 amendements
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Aurore Bergé21 interventions · 0 amendements
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Maud Bregeon14 interventions · 3 amendements
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Émilie BonnivardDR13 interventions · 1 amendement -
Colette CapdevielleSOC12 interventions · 7 amendements -
Sandra RegolECOS11 interventions · 4 amendements -
Ugo BernalicisLFI-NFP7 interventions · 13 amendements -
Danièle ObonoLFI-NFP7 interventions · 13 amendements -
Elsa FaucillonGDR5 interventions · 0 amendements
Répartition des amendements
Par statutAmendements (1)
Exposé des motifs
Cet amendement vise à écarter l’imprescriptibilité en matière civile en cas de préjudice causé par des violences et agressions sexuelles commises contre un mineur, mais à la conserver en cas de préjudice causé par des tortures ou actes de barbarie commis contre un mineur, dont la preuve matérielle est plus facile à rapporter, et qui sont particulièrement odieux.
En effet, la prescription en matière pénale, comme en matière civile d’ailleurs, remplit deux objectifs, le premier : éviter une condamnation injuste en raison de la difficulté à réunir des preuves lorsque l’affaire est jugée de nombreuses années après les faits ; le second, garantir la paix sociale. Au bout d’un certain temps il semble que la société a plus à gagner à oublier l’infraction ou le manquement, qu’à entretenir un esprit de vengeance.
La présente proposition de loi soumise au vote des députés vise, non pas à rendre imprescriptible l’action publique en matière pénale pour des actes particulièrement odieux comme les actes de barbarie et agressions sexuelles pour mineurs, reconnaissant dans son exposé qu’il y a des obstacles tenant à l’administration de la preuve, d’autant plus que celle-ci a déjà été rallongée et portée à 30 ans en matière pénale, mais elle le propose tout de même en matière civile en modifiant l’article 2226 du code civil.
Or, même en matière civile le problème du rapport de la preuve se pose.
Et ce n’est pas parce que le mis en cause n’encourt pas une peine pénale que la sanction à des dommages-intérêts doit être traitée avec moins de sérieux, et de certitude de la responsabilité.
S’il y a difficultés à rapporter la preuve en matière pénale, il en est de même en matière civile. Il n’est donc pas logique d’écarter l’imprescriptibilité en matière civile mais pas en matière pénale.
C’est la raison pour laquelle l’amendement proposé vise à écarter l’imprescriptibilité en matière de responsabilité civile de l’auteur de viols et agressions sexuelles, dont la preuve peut être difficile, voire impossible à rapporter plus de 20 après les faits.
En revanche la preuve semble plus aisée à établir en présence de tortures d’actes de barbarie, et l’infraction étant particulièrement intolérable lorsqu’elle est faite sur mineur, cet amendement propose de conserver l’imprescriptibilité pour de tels actes et uniquement pour ceux-là.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« Le second alinéa de l’article 2226 du code civil est ainsi modifié :
« 1° Les mots : « par des tortures ou des actes de barbarie, ou » sont supprimés ;
« 2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « En cas de préjudice causé par des tortures ou acte de barbarie commis contre un mineur, l’action en responsabilité civile est imprescriptible. »