Généralisation du tiers payant
Bernard JomierGEST
Sénateur — Paris
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/10/2017On observe bien, depuis quelques années, la montée en puissance de dispositifs assez similaires à celui de la généralisation du tiers payant. On le voit en particulier pour l'ensemble des publics en situation de précarité, notamment les bénéficiaires de la CMU complémentaire, mais encore ceux qui bénéficiaient de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé ou ceux qui souffrent d'une ALD, une affection de longue durée.
Nous y sommes tous attachés, mais, au fond, dans ce pays, on se complaît trop souvent à confondre droits réels et droits formels ; il arrive à nos assemblées de penser qu'il suffit d'adopter un texte pour garantir sa mise en œuvre…
Or la réalité est un peu plus complexe et la ministre des solidarités et de la santé, que je vous prie d'excuser – elle est au banc du Gouvernement, à l'Assemblée nationale, pour l'examen du PLFSS –, a immédiatement diligenté une mission d'inspection de l'IGAS, pour apprécier la faisabilité de la mise en œuvre de cette mesure dans de bonnes conditions, afin de ne pas fragiliser les médecins, qui subissent déjà aujourd'hui les difficultés que chacun d'entre nous sait, et de faire en sorte que nous ne reculions pas, pour ceux qui en ont besoin.
Par conséquent, notre engagement a, tout d'abord, consisté à prendre acte de l'impossibilité technique de respecter les délais, sous peine de fragiliser l'ensemble de l'offre de soins sur nos territoires, mais aussi à se fixer une ambition : faire en sorte que le tiers payant soit généralisable le plus vite possible, qu'il soit garanti à toutes celles et tous ceux qui en ont le plus besoin, et qu'il soit généralisable pour toutes celles et tous ceux qui sont, en lien avec leur médecin, en capacité de le mettre en œuvre.
La ministre vous présentera, dans quelques jours ou dans quelques semaines, le plan d'action que nous voulons mettre en œuvre. Nous voulons faire en sorte que cet objectif se traduise concrètement dans les faits et non seulement dans les déclarations d'intention. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Bernard Jomier, pour la réplique.
M. Bernard Jomier. Je vous remercie, monsieur le secrétaire d'État, mais je ne peux pas croire que, au XXIe siècle, en France, des problèmes informatiques qui ne sont pas si complexes que cela puissent mettre à bas une avancée sociale. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain.)
M. Édouard Philippe, Premier ministre. Vous oubliez le logiciel Louvois ! Demandez donc aux militaires !
Source : senat.fr ↗
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