Situation de l'hôpital public
Jean SolLes Républicains
Sénateur — Pyrénées-Orientales
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 16/01/2020M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la santé.
Mme Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la santé. Monsieur le sénateur, vous nous demandez d'organiser une transformation en profondeur de notre système de santé ; c'est ce que fait Mme la ministre ; c'est ce que nous faisons au quotidien. (Protestations sur les travées du groupe CRCE.)
Vous nous demandez de mettre en œuvre une meilleure répartition du travail et du temps médical ; c'est ce que nous faisons en redonnant du temps médical et en permettant une répartition des tâches entre les différents corps médicaux.
M. Pierre Laurent. Pourquoi ces démissions, alors ?
Mme Christelle Dubos, secrétaire d'État. Vous nous demandez d'instaurer une meilleure gouvernance ; c'est ce que nous faisons en réformant la gouvernance et en y repositionnant les soignants, afin qu'ils puissent être présents au cœur des décisions qui leur incombent dans leurs hôpitaux. (Vives protestations sur les travées des groupes Les Républicains et CRCE.)
M. Pierre Ouzoulias. Assez du déni !
Mme Christelle Dubos, secrétaire d'État. Vous nous demandez de mieux articuler la médecine de ville et le secteur hospitalier ; c'est ce que nous faisons avec le plan Ma Santé 2022.
Mmes Éliane Assassi et Laurence Cohen. Pourquoi, alors, les médecins sont-ils dans la rue ? Et pourquoi les chefs de service démissionnent-ils ?
Mme Christelle Dubos, secrétaire d'État. Vous nous demandez d'apporter des réponses financières et de revaloriser les salaires des professionnels médicaux ; c'est ce que nous faisons par le biais des différentes primes (Brouhaha sur les travées du groupe CRCE.) ; c'est ce que nous faisons, également, en permettant l'augmentation des tarifs hospitaliers et en allégeant la dette des hôpitaux, afin qu'ils puissent réinvestir dans le quotidien.
Je vous renvoie aux différents plans annoncés par Mme la ministre, et aux millions d'euros afférents, qui prennent en compte notre nouveau système de santé tel qu'il émane du texte de loi, Ma Santé 2022, que vous avez voté, mesdames, messieurs les sénateurs. (Exclamations sur les travées des groupes Les Républicains et CRCE. – Applaudissements sur des travées du groupe LaREM.)
Mme Laurence Cohen. Si vous faisiez ce que vous dites, il n'y aurait pas de manifs dans les rues !
M. le président. La parole est à M. Jean Sol, pour la réplique.
M. Jean Sol. Madame la secrétaire d'État, je vous ai écoutée. Il faut maintenant passer des déclarations d'intention aux financements, et des financements aux actes, pour sortir de cette impasse avant qu'elle ne se transforme en catastrophe sanitaire nationale, et pour dissiper la méfiance légitime de nos médecins et de nos personnels hospitaliers, qui pèse lourdement sur la santé des Français. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Roland Courteau. Très bien !
Source : senat.fr ↗
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