Impact de la crise sur l'emploi et l'insertion
É Émilienne PoumirolSER Sénatrice — Haute-GaronneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 29/10/2020Mme Brigitte Klinkert, ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, chargée de l'insertion. Madame la sénatrice, vous m'interrogez sur les conséquences de la crise sur l'emploi et l'insertion.
Vous l'avez rappelé, le Premier ministre a annoncé samedi plusieurs mesures pour lutter contre la pauvreté et la précarité. Ces mesures s'ajoutent à celles qui avaient déjà été prises précédemment.
Nous nous battons et nous nous battrons pour ne laisser personne sur le bord de la route. C'est pourquoi nous augmentons de nouveau le nombre de places en insertion par l'activité économique (IAE) : aux 100 000 places prévues s'ajouteront 30 000 places supplémentaires, comme l'a annoncé le Premier ministre. Le budget pour 2021 prévoyait déjà 1,2 milliard d'euros pour l'IAE, soit 204 millions de plus qu'en 2020.
Samedi, le Premier ministre a annoncé 150 millions d'euros supplémentaires pour l'IAE. C'est inédit et essentiel. L'insertion par l'activité économique sera l'une des clés pour lutter contre le chômage, donc pour lutter contre la précarité.
Madame la sénatrice, nous entendons l'urgence sociale et économique. C'est pourquoi nous avons reporté la réforme de l'assurance chômage de trois mois. Je répète que cette réforme est une bonne réforme, mais elle doit être adaptée à la situation. Le Gouvernement s'est donc donné trois mois supplémentaires pour dialoguer avec les partenaires sociaux. Certains paramètres vont être adaptés.
Plus précisément, le contexte sanitaire et économique a mis en lumière les difficultés pour les personnes en contrat court. Un nombre important de salariés précaires qui parvenaient, avant la crise, à enchaîner suffisamment de contrats courts pour maintenir un certain niveau de revenus ne le peuvent plus. Il s'agit des saisonniers, des extras de l'hôtellerie et de la restauration ou de l'événementiel, mais pas seulement. Nous sommes très attentifs à leur situation et cherchons actuellement des solutions.
Madame la sénatrice, vous le comprenez, nous ne laisserons personne sur le bord du chemin.
M. le président. La parole est à Mme Émilienne Poumirol, pour la réplique.
Mme Émilienne Poumirol. Madame la ministre, votre réponse est pour le moins très évasive ! Elle montre que vous n'êtes pas très sensible à l'urgence sociale qui se fait jour aujourd'hui.
J'aurais aimé une réponse à la fois précise et concrète pour tous les gens qui viennent frapper à la porte de nos centres communaux d'action sociale ou des associations, voire qui n'osent même plus y entrer, parce qu'ils sont dans des états de détresse absolue. (Applaudissements sur les travées du groupe SER et sur des travées du groupe CRCE.)
Source : senat.fr ↗
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