Indemnité inflation et bouclier tarifaire
Stéphane PiednoirLes Républicains
Sénateur — Maine-et-Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/10/2021M. Olivier Dussopt, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics. Monsieur le sénateur Piednoir, vous interrogez le Gouvernement sur deux points.
S'agissant, tout d'abord, de sa réaction face à l'augmentation des prix de l'énergie, vous avez raison de la rappeler, car nous l'assumons totalement. Nous avons d'abord mis en œuvre un chèque énergie spécifique pour les 5,8 millions de foyers les plus fragiles, à hauteur de 100 euros en plus du chèque énergie habituel, afin de faire face à l'augmentation du prix du gaz et de l'électricité.
Nous avons ensuite proposé à l'Assemblée nationale, qui l'a adopté, un bouclier tarifaire permettant de limiter à 4 % l'augmentation du prix de l'électricité pendant tout l'hiver, mais aussi de plafonner les prix du gaz au tarif du mois d'octobre, afin de protéger le pouvoir d'achat des ménages.
Enfin, face à une inflation plus générale, nous déployons une indemnité inflation de 100 euros pour environ 40 millions de Français, de la manière la plus simple qui soit, puisqu'elle n'aura pas à être demandée et que tout Français gagnant moins de 2 000 euros net par mois en bénéficiera.
Ces mesures sont des mesures de protection du pouvoir d'achat et d'accompagnement de la reprise, face à une tension inflationniste liée à cette reprise économique française, européenne et mondiale. Elles sont utiles, et vous avez vous-même rappelé qu'elles étaient bienvenues pour les ménages concernés.
Pour ce qui concerne les finances publiques, lorsque nous avons répondu à la crise, nous avons fait le choix du « quoi qu'il en coûte », ce qui s'est traduit par une dégradation du déficit à hauteur de 9,1 % en 2020.
Je puis vous assurer, monsieur le sénateur, qu'après toutes les annonces que vous avez rappelées, après toutes les décisions bienvenues pour les Français qu'a annoncées le Président de la République, le déficit public de la France en 2022 sera limité à 5 %. C'est encore beaucoup, certes, mais vous conviendrez avec moi que c'est presque la moitié du déficit exceptionnel de 2020, lié à la crise.
Quant à la dette, nous craignions qu'elle n'atteigne 120 % du PIB. Elle sera finalement limitée à 114 %, en raison, notamment, de la qualité et de la force de la reprise économique.
Nous avons proposé, avec Bruno Le Maire, de revoir le niveau de croissance à 6,25 %. C'est par la croissance, par l'activité, par la richesse produite que nous saurons faire face à cette crise et amortir la dette liée à cette période exceptionnelle. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Bernard Fialaire applaudit également.)
M. le président. La parole est à M. Stéphane Piednoir, pour la réplique.
M. Stéphane Piednoir. Monsieur le ministre des déficits publics (Sourires ironiques et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.), vous répondez à une partie de ma question, mais vous ne répondez pas sur le fond, sur les mesures structurelles, sur les renoncements coupables durant les deux derniers quinquennats, du fait de majorités que vous incarnez vous-même parfaitement, sur la réforme de l'État, sur la politique énergétique de notre pays. Il s'agit là de mesures de long terme et je ne vois pas, dans votre réponse, d'équivalent en ce sens. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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