Retour préoccupant des maladies infantiles liées à des carences nutritionnelles
Guillaume ChevrollierLes Républicains
Sénateur — Mayenne
La question
M. Guillaume Chevrollier attire l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le retour préoccupant de certaines maladies infantiles liées à des carences nutritionnelles, notamment le scorbut, qui a fait son apparition après la pandémie de Covid-19. Selon l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), ce sont 888 patients, dont l'âge moyen est de seulement 11 ans, qui ont été touchés par cette pathologie, un chiffre alarmant qui met en lumière une détérioration de la santé nutritionnelle des enfants.
Face à ce constat, il l'interroge sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour lutter contre le retour de ces maladies infantiles, en particulier en renforçant l'accès des enfants à une alimentation équilibrée et riche en nutriments essentiels, notamment dans un contexte économique marqué par l'inflation et la hausse du coût de la vie, qui rend l'accès à une nutrition de qualité plus difficile pour certaines familles.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/08/2026Le scorbut est une pathologie liée à une carence sévère en vitamine C, dont les besoins en vitamine C peuvent être couverts par une consommation régulière de fruits et de légumes. La résurgence de cas chez l'enfant, mise en évidence par des travaux récents, appelle une vigilance particulière, notamment dans un contexte de fragilisation socio-économique pouvant affecter l'accès à une alimentation de qualité. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour prévenir ces situations à travers une politique globale de nutrition et de lutte contre la précarité alimentaire. Le programme national nutrition santé et la stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat fixent ainsi des orientations visant à améliorer l'accessibilité à une alimentation saine, ainsi que les habitudes alimentaires, dès le plus jeune âge. Des travaux spécifiques sont engagés au sein du conseil national de la restauration collective afin de renforcer la qualité nutritionnelle de la restauration collective, en particulier en milieu scolaire et en petite enfance. Par ailleurs, plusieurs dispositifs ciblés soutiennent les familles les plus modestes : le programme « Malin », qui associe aides financières et accompagnement nutritionnel pour les jeunes enfants, ainsi que le « Pacte pour les premiers pas », qui facilite l'accès à des produits adaptés pour les 0-3 ans via les réseaux d'aide alimentaire. Enfin, dans le cadre du Pacte des solidarités, l'appel à projets « Mieux manger pour tous » contribue à améliorer l'offre alimentaire et sa qualité nutritionnelle sur l'ensemble du territoire. Ces actions concourent à prévenir les carences nutritionnelles et à réduire les inégalités sociales de santé dès l'enfance.
Source : senat.fr ↗
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