Nécessaire action publique contre le dérèglement climatique et ses conséquences
Posée le 25/06/2026 • Ministère interrogé : Transition écologique, biodiversité et négociations internationales sur le climat et la nature
Jacques Fernique GEST
Sénateur — Bas-Rhin
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/06/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Mme Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature. Monsieur le sénateur, cet été nous rappelle en effet que nous n'avons pas été à la hauteur, au niveau mondial, des efforts qu'il aurait fallu fournir afin de ne pas en arriver aux températures extrêmes que nous connaissons aujourd'hui...
M. Alain Joyandet. C'est faux !
Mme Monique Barbut, ministre. Nous vivons effectivement les conséquences de ce dérèglement climatique, puisque nous avons été collectivement incapables de tenir l'objectif de 1,5 degré d'augmentation des températures. Il s'avère, en outre, que l'Europe est en première ligne du dérèglement climatique en termes d'augmentation des températures.
Je partage également votre constat sur un point : ce que nous vivons à l'heure actuelle n'est qu'un avant-goût de ce qui se produira dans les années à venir, puisque d'ici à 2050, nous vivrons chaque année des vagues de chaleur cinq fois plus nombreuses que ce que nous connaissons aujourd'hui.
M. Alain Joyandet. On verra !
Mme Monique Barbut, ministre. On ne peut pas dire que l'État n'a rien fait : deux plans nationaux d'adaptation au changement climatique (Pnacc) ont été mis en oeuvre et la troisième mouture est en cours d'application. Je rappelle que 185 mesures de ce plan ont déjà été exécutées.
La situation doit aussi nous amener à réfléchir à la question des moyens. Je le dis comme je le pense : c'est un mur d'investissements qu'il va nous falloir accepter de regarder en face, collectivement. (Protestations sur les travées des groupes GEST et Les Républicains.)
Ce mur d'investissements concerne tant l'État que les collectivités et les individus. S'agissant des collectivités, monsieur le sénateur, il est vrai qu'elles sont très démunies - en particulier les plus petites d'entre elles. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé que 50 % des financements du fonds vert seraient fléchés...
M. Hussein Bourgi. Vous l'avez divisé par trois !
Mme Monique Barbut, ministre. ...vers les collectivités locales, de préférence de petite taille...
M. le président. Il faut conclure !
Mme Monique Barbut, ministre. Par ailleurs...
M. le président. Il faut conclure !
Mme Monique Barbut, ministre. Je termine... (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains. - L'oratrice, qui a dépassé son temps de parole, regagne le banc du Gouvernement sans achever sa réponse.)
M. Marc-Philippe Daubresse. Le fonds vert est dans le rouge !
Source : senat.fr ↗
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