Rapport d'information
Assemblée nationale
Le prix de l’électricité, la compétitivité des entreprises et l’action de l’État
Déposé le 10/10/2025
Recommandations
- Recommandation n° 4 : Examiner au Parlement un texte législatif sur les coûts et les prix de l’électricité pour remédier aux défauts du versement nucléaire universel.
- Recommandation n° 9 : Étudier la mise en place d’un acheteur unique national, intégré aux échanges européens d’électricité.
- Recommandation n° 10 de M. Maxime Laisney : Rétablir des tarifs réglementés de vente de l’électricité pour tous, fondés sur une régulation unique appliquée à l’ensemble du parc de production décarboné français et reflétant les coûts du système électrique.
- Recommandation n° 11 de M. Maxime Laisney : Rétablir un monopole sur la production et la fourniture d’électricité et créer un pôle public de l’énergie. À terme, étudier la mise en place d’un acteur public centralisé au niveau européen.
- Recommandation n° 7 : Mandater la Cour des comptes pour analyser le chiffrage actualisé des coûts du programme du nouveau nucléaire français et sa traduction sur le prix de l’électricité produite à court, moyen et long terme, avant d’engager la décision finale d’investissement.
- Recommandation n° 8 : Modifier la loi n° 2018-699 du 3 août 2018 visant à garantir la présence des parlementaires dans certains organismes extérieurs au Parlement, afin de permettre la nomination d’un député et d’un sénateur au sein du comité de gestion des charges de service public de l’électricité.
- Recommandation n° 5 de M. Maxime Laisney : À défaut d’une révision de la directive « Concessions », créer une quasi-régie pour la gestion et l’exploitation des ouvrages hydroélectriques.
- Recommandation n° 12 : Déposer dans les meilleurs délais un projet de loi de programmation sur l’énergie et le climat qui s’inscrit dans la trajectoire européenne du « fit for 55 » et tient compte des travaux d’actualisation des scénarios prospectifs de RTE.
- Recommandation n° 13 : Développer rapidement de nouvelles capacités de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.
- Recommandation n° 6 de M. Maxime Laisney : Renoncer à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
- Recommandation n° 1 : Clarifier les modalités selon lesquelles les fournisseurs sont compensés par l’État pour l’application du VNU sur les factures et définir une méthodologie rigoureuse de contrôles, mise en place par la Commission de régulation de l’énergie, afin de prévenir tout effet d’aubaine.
- Recommandation n° 2 : Maintenir et réunir à échéance régulière la Commission nationale d’évaluation du financement des charges de démantèlement des installations nucléaires de base et de gestion des combustibles usés et de déchets radioactifs (CNEF).
- Recommandation n° 3 : Garantir un reversement équitable du VNU entre les différentes catégories de consommateurs, sans favoriser certains profils de consommation par rapport à d’autres.
- Recommandation n° 16 : Accroître le recours aux flexibilités, à l’autoconsommation et à la sobriété et à l’efficacité énergétiques, en particulier :
- – en définissant des objectifs de sobriété chiffrés dans les documents de programmation énergétique ;
- – en accélérant le déploiement des nouvelles plages heures pleines/heures creuses, si les premiers bilans de celui-ci s’avèrent positifs et sous réserve des contraintes techniques associées ;
- – en stabilisant les dispositifs de soutien à l’efficacité énergétique, à l’inverse des politiques de stop and go récemment à l’œuvre sur MaPrimeRénov’ ou le leasing social pour les véhicules électriques :
- – en soutenant l’autoconsommation, tout en assurant la contribution des producteurs concernés au financement du réseau électrique dont ils continuent à dépendre. Cette contribution doit garantir le maintien d’une équité entre les différents utilisateurs de ce réseau.
- Recommandation n° 14 : Rééquilibrer la fiscalité applicable à l’électricité par rapport à celle applicable au gaz en diminuant la première.
- Recommandation n° 15 : Étudier la mise en place d’un taux de TVA réduit à 5,5 % sur les consommations d’électricité incompressibles des ménages.
- Recommandation n° 17 : Instaurer des obligations de couverture prudentielle pour les fournisseurs d’énergie.
- Recommandation n° 18 : Mieux protéger les petits consommateurs, particuliers comme entreprises, en :
- – traduisant en droit les lignes directrices de la Commission de régulation de l’énergie ;
- – prohibant, pour les particuliers et les TPE et assimilés, les offres dont le prix n’est pas connu au moment de la consommation ainsi que les offres à tarification dynamique ;
- – maintenant l’interdiction, pour les particuliers et assimilés, des offres avec indemnités de résiliation anticipées pour les contrats à prix fixe ;
- – interdisant les coupures pour impayés pour les ménages ;
- – révisant les critères permettant aux TPE et aux PME de bénéficier des dispositions de protection du consommateur applicables aux particuliers, afin de ne plus raisonner en puissance souscrite mais en chiffres d’affaires et en nombre de salariés.
- Recommandation n° 19 : Expérimenter une tarification progressive de l’électricité, applicable à l’ensemble des catégories de consommateurs.
Sommaire
- Introduction
- Liste des recommandations
- Première partie : le prix de l’électricité, facteur de compétitivité des entreprises
- I. Le prix de l’électricité payé par les entreprises est un paramètre déterminant pour leur compétitivité
- A. Le rôle des prix de l’électricité dans la compétitivité d’une entreprise
- B. Des prix de l’électricité français plutôt compétitifs en europe, moins face à la concurrence internationale
- II. Les déterminants de la facture d’électricité
- A. Les trois grandes composantes de la facture : la fourniture d’électricité, le financement de son acheminement et les taxes
- B. Les leviers des entreprises pour agir sur leur niveau de consommation
- I. Le prix de l’électricité payé par les entreprises est un paramètre déterminant pour leur compétitivité
- Deuxième partie : une régulation publique indispensable mais défaillante pour combler les lacunes du marché de l’électricité
- I. Les lacunes des marchés de production et de fourniture de l’électricité justifient une intervention publique
- A. Les marchés de gros et de détail ne permettent pas de garantir des prix de l’électricité proches des coûts de production et de protéger le consommateur
- B. Ces défaillances justifient la mise en place de mécanismes de soutien et de régulation
- II. Une intervention publique elle-même défaillante
- A. Des dispositifs structurellement défaillants
- B. des carences mises en évidence de manière flagrante durant la crise de
- I. Les lacunes des marchés de production et de fourniture de l’électricité justifient une intervention publique
- Troisième partie : une « régulation » post-Arenh qui ne convainc pas
- I. Les dispositifs post-Arenh se fondent sur l’accord État-EDF de 2023, qui s’inscrit lui-même dans le cadre de la réforme européenne « electricity market design »
- A. une réforme « Electricity market design » qui ne revient pas sur les fondamentaux du marché mais doit permettre de donner davantage de visibilité aux entreprises
- B. L’accord entre l’Etat et EDF, rendu public en 2023, fonde les différents dispositifs succédant à l’Arenh
- II. Une réforme « tout marché » qui ne protège pas suffisamment le consommateur final des aléas du marché
- A. Le VNU, un mécanisme complexe dont l’activation dépend des besoins de financement d’edf et se fera à un niveau de prix probablement trop élevé pour être protecteur
- B. Des entreprises partagées et attentistes vis-à-vis des nouveaux contrats proposés par EDF
- I. Les dispositifs post-Arenh se fondent sur l’accord État-EDF de 2023, qui s’inscrit lui-même dans le cadre de la réforme européenne « electricity market design »
- Quatrième partie : des prix de l’électricité tributaires de nos choix de politique énergétique
- I. Agir véritablement sur les coûts de production et sur leur lien avec les prix pour gagner en compétitivité
- A. Rapprocher coûts de production et prix final payé par le consommateur : une nécessité
- B. Agir sur les coûts de production pose la question des politiques de soutien aux filières de production décarbonées
- C. La nécessité de réinterroger en profondeur notre modèle de régulation
- II. Les politiques de soutien à la compétitivité du prix de l’électricité doivent nécessairement découler de nos choix de programmation énergétique
- A. Un prérequis : Disposer d’une programmation énergétique
- B. Mobiliser les soutiens en agissant sur toutes les composantes de la facture
- I. Agir véritablement sur les coûts de production et sur leur lien avec les prix pour gagner en compétitivité
- EXAMEN EN COMMISSION
- Liste des personnes auditionnées
- Liste des contributions écrites reçues
- Annexe 1 : Simulations, fournies par la direction générale et du climat (DGEC), relatives à l’application du versement nucléaire universel
- Annexe 2 : Les déterminants du prix de l’électricité
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