- Député MoDem (groupe Les Démocrates) de la 6e circonscription du Loiret depuis juin 2017, réélu en 2022 et 2024 — son troisième mandat. Né à Blois le 23 mars 1968, 58 ans.
- Ancien chroniqueur gastronomique à France 3, puis directeur de la stratégie d'une entreprise de l'environnement, avant d'entrer en politique à plein temps.
- Adhérent du MoDem depuis 2008, conseiller municipal de Fay-aux-Loges et vice-président de la communauté de communes des Loges.
- Membre de la commission des affaires économiques, spécialiste autoproclamé des questions d'alimentation et d'agriculture.
- Il s'était déjà fait connaître par sa croisade contre les nitrites dans la charcuterie, aboutie en 2022 par un vote unanime de l'Assemblée.
- Son nouveau combat : l'hexane, ce solvant pétrolier utilisé pour extraire l'huile des graines oléagineuses.
Le 7 juillet 2026, Richard Ramos a déposé sur le bureau de l'Assemblée une proposition de loi visant à « renforcer la transparence sur la présence d'hexane dans l'alimentation ». C'est l'aboutissement d'une mission « flash » qu'il a co-pilotée pendant l'hiver et dont les conclusions, rendues fin janvier, réclamaient huit mesures pour encadrer ce solvant présent dans la quasi-totalité des huiles de graines vendues en France. Pour le député du Loiret, c'est une deuxième bataille alimentaire après celle des nitrites — et un même mot d'ordre. L'occasion de dresser, en données, le portrait d'un parlementaire aussi prolifique sur les textes que discret dans l'hémicycle au moment de voter.
L'hexane, nouveau cheval de bataille
Chargé le 24 septembre 2025 d'une mission d'information « flash » par la commission des affaires économiques, Richard Ramos a co-rapporté, avec le député Julien Gabarron (RN), un travail sur l'usage des hydrocarbures dans la production d'huiles alimentaires. Leur verdict, présenté le 28 janvier 2026 : l'hexane, dérivé de la distillation du pétrole, est utilisé pour trituler 95 % des graines oléagineuses (colza, tournesol, soja) transformées en France, et la réglementation européenne sur ses résidus est « lacunaire et obsolète ». Huit recommandations en découlent, à commencer par l'information du consommateur.
La proposition de loi déposée le 7 juillet traduit cette première priorité. Ce n'est pas la première fois que le sujet passe par ses mains : dès mars 2025, il avait signé un premier texte sur l'information des consommateurs et l'interdiction progressive de l'hexane. Son argumentaire, lui, n'a pas bougé d'un iota depuis l'affaire des nitrites — c'est même mot pour mot le sien.
« On ne peut pas voir en France deux alimentations. L'une, biologique et sûre pour les riches ; l'autre, bon marché mais risquée, pour les plus modestes. »
Présentation des conclusions de la mission flash sur l'hexane, 28 janvier 2026 (propos rapportés par Mag'Centre).
Le budget, l'agriculture et « les plus humbles »
Loin des projecteurs, l'essentiel du travail de Richard Ramos passe par l'amendement. Ses 1 027 amendements signés — dont 169 adoptés — se concentrent d'abord sur les textes budgétaires : 24 sur le projet de loi de finances pour 2026, une trentaine sur les projets de financement de la Sécurité sociale, et 14 sur la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Il défend une ligne agricole et sociale constante : protéger les petits producteurs et refuser la course aux prix bas, comme lors du débat sur le seuil de revente à perte (SRP+10) issu de la loi Egalim.
Échantillon modeste (27 questions écrites) : l'engagement de Richard Ramos pour l'alimentation se lit davantage dans ses propositions de loi et ses amendements que dans ses questions.
« Encourager les prix bas se fait parfois au détriment de la qualité des produits. Courir après les prix bas, au prétexte que ce serait toujours dans l'intérêt des consommateurs, c'est mépriser les plus humbles. »
Séance du 17 mars 2025, débat sur le maintien du seuil de revente à perte (SRP+10) et la loi Egalim.
Loyal à son groupe, absent des scrutins ordinaires
Sur les 301 scrutins où il a exprimé un vote, Richard Ramos a suivi la position majoritaire de son groupe Les Démocrates 89 % du temps (267 votes sur 301) — une loyauté élevée. Aucun blâme ni rappel à l'ordre ne figure à son encontre dans les communiqués de sanctions de l'Assemblée recensés dans notre base.
Reste un chiffre plus rugueux : la présence. Sur l'ensemble des 8 434 scrutins publics de la législature, Richard Ramos n'a exprimé un vote que dans 3,5 % des cas, très en deçà de la médiane des députés (23,5 %) — au bas du classement de présence. Ce chiffre agrège cependant tous les scrutins, y compris les innombrables votes ordinaires que la plupart des élus délaissent. Sur les seuls votes solennels — les rendez-vous politiques annoncés à l'avance —, sa participation remonte à 81 % selon le site Datan, un peu sous la moyenne de son groupe (90 %). Le portrait est celui d'un député qui mise sur la commission et l'amendement plutôt que sur le bouton de vote.
Ses chantiers législatifs
« Malheureusement, la montagne accouchera d'une souris et comme je suis un ancien chroniqueur gastronomique, je n'aime pas manger des souris. »
Séance du 20 novembre 2024, débat sur la prolongation des titres-restaurant pour tout produit alimentaire.
Parcours express
Votes, amendements, questions : retrouvez l'intégralité de l'activité parlementaire de Richard Ramos sur sa fiche NosParlementaires, et comparez-le à ses collègues dans nos classements.