Huile de palme
Jean-Claude TissotSER
Sénateur — Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/06/2018M. Marc-Philippe Daubresse. On espère que M. Hulot est toujours vivant…
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Tissot, en introduction, je tiens à rappeler que les blocages sont des actes illégaux ; ils ne permettent pas d'assurer un climat de dialogue efficace.
Depuis plusieurs jours, mon collègue Stéphane Travert, ministre de l'agriculture (Il est où ? sur des travées du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.), est à l'écoute des inquiétudes exprimées par les agriculteurs. Stéphane Travers est actuellement en train de discuter avec la FNSEA et les Jeunes agriculteurs pour trouver une issue et lever les blocages. (Exclamations sur les travées du groupe socialiste et républicain.)
M. Jean-Paul Émorine. L'agriculture, ce n'est pas la SNCF !
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État. Cette question me donne aussi l'occasion de rassurer plus largement nos concitoyens : il n'y aura pas de pénurie de carburant. (Exclamations sur des travées du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Une sénatrice du groupe socialiste et républicain. Ce n'est pas la question !
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État. Il y a beaucoup de Français pour qui c'est la question, il est donc important de le dire !
Depuis le début du quinquennat, la méthode de ce gouvernement c'est le dialogue ; nous en avons d'ailleurs fait la preuve avec les états généraux de l'alimentation. (Exclamations.)
Concernant la raffinerie de La Mède, vous connaissez l'historique de la décision prise par le gouvernement précédent, décision que nous assumons aujourd'hui. J'ai rappelé cet historique en détail précédemment.
Je tiens aussi à préciser à nouveau que l'objectif est de substituer une production française à des importations contenant de l'huile de palme. Il est donc faux de dire que la consommation de 300 000 tonnes d'huile de palme à La Mède va s'ajouter à l'utilisation actuelle d'huile de palme dans le secteur des agrocarburants.
Nous avons obtenu des avancées. Le ministre d'État a obtenu une réduction de 30 % des importations d'huile de palme, et il s'est assuré que l'huile de palme importée bénéficiait aussi de la certification durable.
La réponse doit être européenne. Comme je l'ai dit précédemment, j'étais hier au Luxembourg afin de trouver des solutions négociées concrètement pour que cesse l'importation d'huile de palme…
M. le président. Il faut conclure.
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État. … et que les agrocarburants soient produits de façon durable. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche. – protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain.)
Source : senat.fr ↗
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