Éoliennes
Kristina PluchetLes Républicains
Sénatrice — Eure
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/06/2021Mme Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. Madame la sénatrice Pluchet, vous savez bien que, sur ces sujets, il faut essayer d'avoir un débat qui soit le plus calme et le plus serein possible… (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Jean-François Husson. Nous sommes calmes et sereins !
Mme Barbara Pompili, ministre. …, un débat qui soit autant que possible établi sur des faits. Malheureusement, dans la période que nous vivons, de fausses informations circulent trop souvent. Nous devons donc, tous ensemble, essayer de distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas.
Ce qui est vrai, c'est que nos besoins en électricité évoluent fortement : nous voulons avoir le mix énergétique le plus décarboné possible. Les voitures vont devenir plus électriques, nos industries aussi. Pour ce faire, nous avons besoin d'un mix qui soit à la hauteur.
La programmation pluriannuelle de l'énergie nous indique la direction à suivre : nous allons baisser la part du nucléaire à 50 % d'ici à 2035… (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Bruno Sido. On n'y arrivera pas !
Mme Barbara Pompili, ministre. … et augmenter la part des énergies renouvelables de manière à équilibrer ce mix.
Nous devons évidemment réaliser des projections sur ce que nous voulons faire ensuite. RTE (Réseau de transport d'électricité) travaille sur différents types de mix. Quel que soit le scénario retenu – six sont envisagés, avec une part plus ou moins importante d'énergie nucléaire et d'énergies renouvelables –, il va falloir augmenter la part de toutes les énergies renouvelables, l'éolien terrestre n'étant que l'une d'entre elles : il y a évidemment bien d'autres énergies renouvelables !
Quant à la manière dont cela doit être fait, je suis d'accord avec vous : il faut plus de concertation et de visibilité, il faut que les territoires soient mieux associés.
C'est pourquoi j'ai envoyé la semaine dernière une circulaire aux préfets leur demandant d'établir une cartographie permettant de savoir où il est possible, sur chaque territoire, d'implanter des éoliennes et où c'est impossible, en fonction des éléments patrimoniaux, des radars militaires, du vent, bien sûr, mais aussi de la biodiversité, à laquelle nous sommes tous attachés.
À partir de cette cartographie, nous pourrons enfin avoir de la visibilité et associer les acteurs pour que, à la fin, le besoin en énergie soit satisfait au travers d'une meilleure concertation. Je suis sûre qu'en s'y mettant tous ensemble nous y arriverons ! (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI et GEST.)
Source : senat.fr ↗
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