TVA pour la filière équine
Jean Pierre VogelLes Républicains
Sénateur — Sarthe
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 12/01/2023Mme Olivia Grégoire, ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat et du tourisme. Monsieur le sénateur Vogel, je vous remercie pour votre question, qui est l'occasion pour moi de souligner la constance du Gouvernement sur le cadre fiscal de la filière équine. Cela a été rappelé lors des débats sur le PLF 2023 : la cohérence du système fiscal repose sur une application du taux réduit de TVA de 5,5 % réservée aux biens de première nécessité – denrées alimentaires, appareils et équipements pour les personnes handicapées, logement et nourriture dans les maisons de retraite.
Dans cette optique, généraliser le bénéfice du taux réduit de 5,5 % à toutes les ventes d'équidés et à l'ensemble des prestations qui leur sont liées ne serait pas justifié et poserait des difficultés d'équité à l'égard d'autres disciplines éducatives et sportives également dignes d'intérêt.
Le Gouvernement est attentif à la filière équestre, et il apporte un soutien significatif à ses différentes composantes. Je rappelle que l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) dispose d'un budget de 43 millions d'euros, ce qui témoigne de l'engagement constant et du respect de la parole donnée du Gouvernement.
Les échanges entre le Gouvernement et la filière sont approfondis et réguliers. Nous souhaitons qu'ils le demeurent, pour continuer à accompagner cette dernière dans le changement de doctrine européenne que vous avez mentionné, monsieur le sénateur, et, surtout, dans la valorisation des savoir-faire, des pratiques et des activités sportives et culturelles essentielles, sans oublier le tourisme équestre, qui compte un million de pratiquants et permet une découverte inédite du patrimoine de nos régions. Bercy se tient à votre disposition. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à M. Jean Pierre Vogel, pour la réplique.
M. Jean Pierre Vogel. Les dispositions actuelles sont insuffisantes, car le contexte économique défavorable et, surtout, la distorsion de concurrence entre pays en matière de TVA applicable à la filière équine provoquent l'annulation de courses en France faute de partants, entraînant des pertes de recettes pour le PMU, et donc pour la filière et pour le budget de l'État.
L'application d'un taux réduit de TVA conforme au caractère agricole de la filière est donc urgente. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Jean Pierre Vogel
« Méga-décret simplifications » de février 2026 et responsabilité des gestionnaires de piscine
Incidence de la suspension de la réforme des retraites pour les femmes nées en 1964
Cumul emploi-retraite intégral en cas de départ en retraite avant le 1er septembre 2023
Disparition des superpétroliers français et souveraineté énergétique