Enquête sur l'explosion du port de Beyrouth
Olivier CadicUCI
Sénateur — Français établis hors de France (Série 2)
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/01/2023Mme Catherine Colonna, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur le sénateur Cadic, merci de votre intérêt pour le Liban, un pays cher à la France, où vous vous êtes rendu en mission voilà quelques jours encore.
Au Liban, la France n'a qu'un objectif : le bien-être du peuple libanais.
Nous le soutenons, sur le plan humanitaire et économique, par une aide, l'année passée encore, de 100 millions d'euros.
Nous le soutenons sur le plan politique, comme je l'ai fait au mois d'octobre dernier, comme vous l'avez fait récemment. Je le redis aujourd'hui : les responsables libanais doivent dépasser le blocage actuel et le Liban doit se doter d'un président ; un président doit être élu sans plus de délai !
Enfin, nous relayons l'aspiration du peuple libanais à la justice. Vous avez mentionné le déplacement de juges d'instruction français. Il s'agit d'une affaire judiciaire en cours ; il ne m'appartient donc pas de la commenter.
Quant à l'enquête relative à l'explosion survenue sur le port de Beyrouth le 4 août 2020, c'est une procédure distincte. Il est essentiel que toute la lumière soit faite sur cette explosion qui a non seulement dévasté le port, mais aussi fait de très nombreuses victimes. Comme vous le savez, le Liban a fait le choix d'une enquête nationale. C'est son choix souverain. La France reste disponible pour apporter toute l'aide qui serait nécessaire ; le Liban le sait.
Oui, l'enquête est aujourd'hui bloquée. Il faut redire que les victimes ont droit à la vérité, que celle-ci leur est nécessaire. Cette enquête doit reprendre, sans délai, et elle doit naturellement être conduite en toute transparence et en toute indépendance. Pour être plus précise, elle doit être conduite à l'abri de toute interférence politique. La justice doit être rendue et les responsables doivent rendre des comptes. C'est donc bien volontiers que je réponds ainsi à votre appel, monsieur le sénateur.
M. le président. La parole est à M. Olivier Cadic, pour la réplique.
M. Olivier Cadic. Vous le savez, madame la ministre, pour de nombreux observateurs, aucune solution politique, économique ou sécuritaire n'est envisageable au Liban tant que durera l'occupation iranienne subie par ce pays au travers du Hezbollah. Nous devons donc soutenir toutes les initiatives qui visent à rétablir la neutralité du Liban. Par ailleurs, 80 % des Libanais vivent sous le seuil de pauvreté ; ne les oublions pas ! (Applaudissements sur les travées du groupe UC et sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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