Rapport d'information
Assemblée nationale
Le secteur des transports européens face à l’enjeu de la décarbonation
Déposé le 22/10/2025
Recommandations
- Recommandation n° 20 : réaffirmer l’objectif zéro émission pour les véhicules neufs mis à la vente à partir de 2035.
- Recommandation n° 21 : Soutenir et harmoniser les dispositifs d’incitation à l’achat des véhicules électriques les plus légers et accessibles.
- Recommandation n° 22 : décliner la taxe de solidarité sur les billets d’avion pour cibler spécifiquement les grands voyageurs.
- Recommandation n° 23 : interdire les systèmes de miles ou d’avantages annexes mis en place par les compagnies aériennes incitant à l’utilisation de l’avion.
- Recommandation n° 24 : mettre à l’étude une suppression des vols pour lesquels une alternative crédible et accessible en moins de 4 heures de train.
- Recommandation n° 25 : accroître la taxation de l’aviation d’affaire pour dissuader son essor.
- Recommandation n° 26 : s’assurer de la compatibilité de l’usage des biocarburants pour l’aérien et le maritime selon les solutions de décarbonation qui seront privilégiées par les armateurs.
- Recommandation n° 27 : favoriser la création des Partenariats public-privé de Recherche et Innovation (R&I) sur les carburants maritimes, afin de surmonter le « goulet d’étranglement » de la maturité des carburants alternatifs.
- Recommandation n° 28 : stimuler le retrofit des navires pour développer la propulsion hybride et le recours aux carburants alternatifs au sein de la flotte marchande.
- Recommandation n° 29 : imposer l’installation d’électricité à quai dans tous les ports du réseau TEN-T, y compris pour les navires de croisière.
- Recommandation n° 30 : agir à l’échelle européenne pour promouvoir une approche diplomatique ambitieuse tendant à faire du cadre net-zéro de l’OMI un cadre juridiquement contraignant et opposable.
- Recommandation n° 31 : réinvestir les recettes SEQE dans le secteur maritime.
- Recommandation n° 32 : prévoir, sur le modèle hollandais, une priorité d’amarrage dans les ports européens pour les navires à propulsion labellisée comme étant écologique.
- Recommandation n° 33 : développer une écotaxe portuaire ou des droits de port différenciés selon la performance environnementale des navires.
- Recommandation n° 34 : diriger les nouveaux investissements nationaux dans l’efficacité du réseau actuel et la remise en service des infrastructures ayant pu exister par le passé.
- Recommandation n° 35 : développer les trains de nuit pour offrir une alternative à l’avion à l’échelle européenne.
- Recommandation n° 36 : achever l’harmonisation des systèmes de communication ERTMS (sur le réseau global du RTE-T d’ici à 2050) et assurer la compatibilité des systèmes ferroviaires des différents États membres et des pays candidats à l’intégration (écartement des rails, harmonisation des matériels roulants).
- Recommandation n° 37 : envisager la création d’un Airbus du rail qui aurait la priorité pour les chantiers de l’Europe ferroviaire devant relier les capitales européennes par la grande vitesse et avec la perspective d’une filière ferroviaire européenne.
- - Le modèle des partenariats européens de R&D soutenus par l’UE (ex. Shift2Rail devenu Europe’s Rail Joint Undertaking).
- - Un groupe de travail visant à analyser les activités de CRRC devrait aussi être créé et permettrait de formuler à brève échéance aux services de la Commission une demande de réévaluation des conditions d’une fusion des acteurs ferroviaires qui soit plus large que la fusion Alstom-Siemens envisagée par le passé.
- - Le rapprochement pourrait également prendre la forme de coentreprises verticales ciblées (par ex. sur les batteries ferroviaires ou l’hydrogène) qui permettraient aux industriels nationaux de créer des sociétés à capitaux partagés sur certains segments de marché précis.
- Recommandation n° 38 : acter une stratégie nationale des petites lignes, locales et régionales en prenant en compte l’innovation avec des trains légers et autonomes avec un double objectif : réduire les coûts d’exploitation et améliorer la fréquence sur les petites lignes, la numérisation et une maintenance prédictive pour une meilleure surveillance de l’état des infrastructures ([178]) et une maîtrise des coûts.
- Recommandation n° 20 : réaffirmer l’objectif zéro émission pour les véhicules neufs mis à la vente à partir de 2035.
- Recommandation n° 21 : soutenir et harmoniser les dispositifs d’incitation à l’achat des véhicules électriques les plus légers et accessibles.
- Recommandation n° 22 : décliner la taxe de solidarité sur les billets d’avion pour cibler spécifiquement les grands voyageurs.
- Recommandation n° 23 : interdire les systèmes de miles ou d’avantages annexes mis en place par les compagnies aériennes incitant à l’utilisation de l’avion.
- Recommandation n° 24 : mettre à l’étude une suppression des vols pour lesquels une alternative crédible et accessible en moins de 4 heures de train.
- Recommandation n° 25 : accroître la taxation de l’aviation d’affaire pour dissuader son essor.
- Recommandation n° 26 : s’assurer de la compatibilité de l’usage des biocarburants pour l’aérien et le maritime selon les solutions de décarbonation qui seront privilégiées par les armateurs.
- Recommandation n° 27 : favoriser la création des Partenariats public-privé de Recherche et Innovation (R&I) sur les carburants maritimes, afin de surmonter le « goulet d’étranglement » de la maturité des carburants alternatifs.
- Recommandation n° 28 : stimuler le retrofit des navires pour développer la propulsion hybride et le recours aux carburants alternatifs au sein de la flotte marchande.
- Recommandation n° 29 : imposer l’installation d’électricité à quai dans tous les ports du réseau TEN-T, y compris pour les navires de croisière.
- Recommandation n° 30 : agir à l’échelle européenne pour promouvoir une approche diplomatique ambitieuse tendant à faire du cadre net-zéro de l’OMI un cadre juridiquement contraignant et opposable.
- Recommandation n° 31 : réinvestir les recettes du SEQE dans le secteur maritime.
- Recommandation n° 32 : prévoir, sur le modèle hollandais, une priorité d’amarrage dans les ports européens pour les navires à propulsion labellisée comme étant écologique.
- Recommandation n° 33 : développer une écotaxe portuaire ou des droits de port différenciés selon la performance environnementale des navires.
- Recommandation n° 34 : diriger les nouveaux investissements nationaux dans l’efficacité du réseau actuel et la remise en service des infrastructures ayant pu exister par le passé.
- Recommandation n° 35 : développer les trains de nuit pour offrir une alternative à l’avion à l’échelle européenne.
- Recommandation n° 36 : achever l’harmonisation des systèmes de communication ERTMS (sur le réseau global du RTE-T d’ici à 2050) et assurer la compatibilité des systèmes ferroviaires des différents États membres et des pays candidats à l’intégration (écartement des rails, harmonisation des matériels roulants).
- Recommandation n° 37 : envisager la création d’un Airbus du rail qui aurait la priorité pour les chantiers de l’Europe ferroviaire devant relier les capitales européennes par la grande vitesse et avec la perspective d’une filière ferroviaire européenne.
- Recommandation n° 38 : acter une stratégie nationale des petites lignes, locales et régionales en prenant en compte l’innovation avec des trains légers et autonomes avec un double objectif : réduire les coûts d’exploitation et améliorer la fréquence sur les petites lignes, la numérisation et une maintenance prédictive pour une meilleure surveillance de l’état des infrastructures et une maîtrise des coûts.
Sommaire
- introduction
- première partie : une approche transversale de la décarbonation du secteur des transports
- I. Un secteur très émissif qui a été insuffisamment décarboné jusqu’à présent
- A. L’importance des émissions du secteur des transports a conduit l’union européenne et la France à se doter d’un cadre réglementaire étoffé
- B. Ces mesures n’ont pas encore permis de faire baisser le niveau global des émissions, posant aujourd’hui la question du respect des objectifs de décarbonation
- II. Face à ces difficultés, le respect des objectifs européens suppose d’abord de ne rien lâcher de l’ambition initiale, tout en accroissant les efforts dans le sens de la décarbonation
- A. Réaffirmer l’importance d’une décarbonation des transports résolue, au cœur du projet européen et socialement juste
- B. des actions de décarbonation peuvent être menées à budget constant
- C. des efforts financiers importants seront neanmoins nécessaires
- I. Un secteur très émissif qui a été insuffisamment décarboné jusqu’à présent
- deuxième PARTIE : une analyse secteur par secteur des enjeux de la décarbonation
- I. le secteur routier
- A. la reglementation europenne en matière de décarbonation peut être analysée de manière biface, distinguant l’offre (côté constructeur) et la demande (côté conducteur)
- B. la situation de recul des engagements écologiques fait craindre le non-respect des objectifs de décarbonation du secteur
- C. les recommandations de votre rapporteure
- II. le secteur aérien
- A. La reglementation actuelle s’articule autour du triptyque modernisation-compensation-taxation
- B. L’enjeu de la modération du trafic aérien intra-européen et de la voix de l’union européenne dans les instances internationales
- C. Les recommandations de votre rapporteure
- III. Le secteur maritime
- A. Le cadre européen a pour pierre angulaire le règlement fuel EU maritime
- B. Plusieurs points d’attention devront être considérés dans les prochaines années
- C. Les recommandations de votre rapporteure
- IV. Le secteur ferroviaire
- A. mode de transport le plus écologique, le train doit faire l’objet d’efforts particuliers dans son développement
- B. Les recommandations de votre rapporteure
- I. le secteur routier
- EXAMEN EN COMMISSION
- PROPOSITION DE RÉSOLUTION INITIALE
- AMENDEMENT EXAMINÉ PAR LA COMMISSION
- PROPOSITION DE RÉSOLUTION EUROPÉENNE adoptÉe par la commission
- ANNEXE N° 1 : Évolution des Émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports (en mt eqco2) entre 1990 et 2022 dans l’ensemble des états membres
- annexe n° 2 : synthèse traduite en français des principales missions fixées par la présidente de la commission au commissaire européen aux transports
- annexe n° 3 : liste des stratégies sectorielles actuellement mises en œuvre dans le secteur des transports en France
- Liste des personnes auditionnÉes par la rapporteure
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