- Députée de la 8e circonscription de la Gironde — le Bassin d'Arcachon, de La Teste-de-Buch à Lège-Cap-Ferret — depuis juin 2017, réélue en 2022 puis en 2024 avec 56,41 % face au RN. Née le 16 décembre 1968 à Bordeaux : 57 ans.
- Communicante de métier (agence Seppa à partir de 1997), puis gérante d'un hôtel-restaurant à Arcachon avant d'entrer en politique. Elle rejoint En Marche en décembre 2016.
- Membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.
- Présidente du bureau du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML), à ce titre commandeur de l'ordre du Mérite maritime.
- Rapporteure de la mission d'information sur l'adaptation de la politique forestière au changement climatique (septembre 2022 – mai 2023), puis de l'évaluation de la loi du 10 juillet 2023 sur les feux de forêt.
- Aucun blâme ni rappel à l'ordre la concernant dans les communiqués de sanctions de l'Assemblée recensés dans notre base pour cette législature.
Le 22 juillet 2026, un feu part de Saumos, en Gironde. Il parcourra 47 004 hectares du massif landais, provoquera 220 000 évacuations dans le seul département de la Gironde — le plus grand exode depuis la Seconde Guerre mondiale, selon les autorités — et touchera Lège-Cap-Ferret et le Bassin d'Arcachon, c'est-à-dire la circonscription de Sophie Panonacle. Quatre ans plus tôt, en juillet 2022, la même circonscription avait déjà perdu 7 000 hectares à La Teste-de-Buch, derrière la dune du Pilat. Le 12 août 2026, un décret publié au Journal officiel l'a chargée, avec trois autres députés et trois sénateurs, de proposer d'ici au 21 septembre — quarante jours — de nouvelles mesures contre les feux de forêt. Voici ce que disent les données de son mandat sous la 17e législature.
Le financement de l'adaptation, sa bataille de chaque budget
Son combat parlementaire ne se joue pas dans les textes sur la forêt ou le littoral : il se joue dans le budget. Depuis cinq projets de loi de finances consécutifs, Sophie Panonacle redépose la même famille d'amendements, issus du Comité national du trait de côte, pour donner aux maires du littoral les moyens de financer leur adaptation à l'érosion côtière — relèvement du plafond de la taxe spéciale d'équipement, taxe additionnelle Gemapi, taxe de 0,01 % sur les droits de mutation, prélèvement de 1 % sur le chiffre d'affaires des plateformes de location touristique. Le besoin qu'elle chiffre : 293 millions d'euros pour les collectivités entre 2026 et 2028. En 2024, l'un de ces amendements avait été adopté au Sénat et à l'Assemblée, avant d'être retiré en commission mixte paritaire.
« C'est un jour d'anniversaire : celui du cinquième PLF à l'occasion duquel je défends cet amendement ! Il reprend une proposition formulée par le Comité national du trait de côte : c'est un amendement consensuel, soutenu par l'Association des maires de France, par Départements de France, Régions de France, l'Association nationale des élus du littoral. Il n'y a pas d'enjeu politique dans cet amendement. »
Sophie Panonacle, séance du 20 novembre 2025, sur le projet de loi de finances pour 2026 : cinquième dépôt consécutif de son amendement « fonds érosion côtière ».
La répartition est parlante : les deux projets de loi de finances concentrent 45 des amendements qu'elle a déposés en son nom propre sur la législature — c'est là qu'elle porte le littoral et la forêt. Le second bloc est ailleurs : dix-sept amendements sur les trois textes de fin de vie, soins palliatifs, fin de vie et droit à l'aide à mourir, dossier sur lequel elle est intervenue à titre personnel autour de la maladie de Charcot. Elle a par ailleurs signé 863 amendements au total, dont 277 rejetés et 157 déclarés irrecevables.
Le Bassin, la mer et le feu : un ancrage sans détour
Ses 19 questions écrites de la législature ne s'éloignent presque jamais du rivage : indemnisation des conchyliculteurs, protection juridique des sauveteurs en mer, encadrement des contrôles en mer, inscription sur les listes électorales des personnes résidant sur un bateau, sécurité en mer — également l'objet de son unique question orale sans débat, le 27 janvier 2026. Sur le feu, elle a interrogé deux fois le gouvernement sur la mise en œuvre du nouveau droit de préemption « DFCI » (défense de la forêt contre l'incendie), en novembre 2024 puis en avril 2025, et une dernière fois le 14 juillet 2026 — huit jours avant le départ du feu de Saumos — sur le dispositif AdBlue et l'intervention des SDIS en cas de feux de forêt. Son unique question au gouvernement de la législature portait sur le plan d'adaptation au changement climatique.
« Nous demandons seulement de laisser un peu de liberté aux élus pour gérer la protection de leurs territoires et des biens et des personnes qui s'y trouvent. Faut-il attendre une nouvelle catastrophe pour débloquer des financements ? »
Sophie Panonacle, séance du 7 novembre 2024, après le rejet de ses amendements sur le financement de la lutte contre l'érosion côtière. Vingt mois plus tard, le Bassin d'Arcachon brûlait de nouveau.
Peu présente aux scrutins, très efficace sur les amendements
C'est la donnée la moins flatteuse de son bilan. Sophie Panonacle a pris part à 1 163 des 8 434 scrutins publics de la législature, soit un taux de participation de 13,8 %, contre une médiane de 23,5 % pour l'ensemble des députés et de 21,0 % au sein de son propre groupe. Elle se classe 469e sur 606. En commission, elle est enregistrée présente à 61 des 125 réunions où elle était attendue. À l'inverse, son rendement législatif est parmi les meilleurs de l'Assemblée : 24,7 % de ses amendements ont été adoptés, soit près de trois fois la moyenne (8,9 %), ce qui la place 45e sur les 597 députés ayant signé au moins cent amendements. Elle dépose peu, mais ce qu'elle dépose passe. Sur les votes qu'elle a exprimés, elle s'est alignée 95,4 % du temps sur la position majoritaire du groupe Ensemble pour la République : 53 votes divergents.
Sur la fin de vie, elle a défendu en séance des amendements très personnels, notamment sur la sclérose latérale amyotrophique — la maladie de Charcot —, à laquelle elle a également consacré deux questions écrites en décembre 2024, sur l'accès aux droits à la compensation et sur le prêt gratuit d'aides techniques.
« Il vise à prendre en considération la situation des personnes atteintes de la maladie de Charcot. La péremption automatique de leur demande d'aide à mourir est injuste car l'évolution irréversible de la maladie entravera leur capacité à reformuler une demande. Elle revient à nier un choix fait dans la pleine conscience. »
Sophie Panonacle, séance du 22 mai 2025, sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir.
Ses chantiers législatifs
Parcours express
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