- Député Horizons de la 2e circonscription de la Vendée depuis le 25 mai 2026 : suppléant de Béatrice Bellamy, il est devenu député de plein droit au lendemain de son décès. Né le 11 juin 1958 au Boupère (Vendée) — 68 ans.
- 45 ans de carrière dans l'industrie de l'ameublement, entré comme apprenti avant d'exercer des responsabilités de cadre.
- Maire de Saint-Germain-de-Prinçay depuis mai 2020, réélu en mars 2026 — des fonctions que la loi sur le non-cumul des mandats ne lui permet pas de conserver comme député.
- Siège au sein du groupe Horizons & indépendants depuis le 26 mai 2026, sans être encarté au parti.
- Membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation.
- Aucun blâme ni rappel à l'ordre dans les communiqués de sanctions de l'Assemblée recensés dans notre base — et, en six semaines, aucune proposition de loi ni question écrite déposée à ce stade.
Le 24 mai 2026, Béatrice Bellamy, députée Horizons de la 2e circonscription de la Vendée, meurt à 59 ans des suites d'un cancer. Le lendemain, conformément au code électoral, son suppléant devient député de plein droit : Dominique Paillat, 67 ans alors, maire de Saint-Germain-de-Prinçay et retraité de l'industrie de l'ameublement, entre à l'Assemblée nationale sans y avoir jamais candidaté en tête d'affiche. Six semaines plus tard, il a exprimé 14 votes, cosigné 15 amendements et posé sa première question au gouvernement. Portrait en données d'un début de mandat aussi discret qu'inattendu.
Le suppléant qui ne s'attendait pas à être député
« Je ne m'attendais surtout pas à être député », confiait-il à France Bleu mi-juin. Dominique Paillat n'a pas été élu au suffrage direct : l'article L.O. 176 du code électoral fait du suppléant le remplaçant automatique du titulaire décédé, sans élection partielle. Après un temps de deuil et de réflexion, il choisit d'honorer le mandat, et rejoint dès le 26 mai le groupe fondé par Édouard Philippe — dans la lignée de Béatrice Bellamy, dont il était le suppléant depuis les législatives anticipées de 2024, sans toutefois adhérer au parti Horizons.
« Il a fallu faire un choix, je m'étais engagé auprès de Béatrice en 2024, et ne serait-ce que par respect pour son souvenir, cela m'a paru évident qu'il fallait y aller. »
Dominique Paillat, France Bleu (ICI Pays de la Loire), 15 juin 2026 — sur sa décision de siéger après le décès de Béatrice Bellamy.
À l'Assemblée, il siège à la commission des affaires culturelles et de l'éducation. Élu local de longue date — quatre mandats de conseiller municipal avant d'être élu maire de Saint-Germain-de-Prinçay en 2020, réélu dès le premier tour en mars 2026 —, il annonce vouloir défendre « ce qui est en relation avec mon côté un peu industriel, aménagement du territoire et tout ce qui est la filière bois, et puis aussi le bénévolat ».
Quarante-cinq ans dans l'ameublement — et une première question au gouvernement
Son premier geste politique dans l'hémicycle est fidèle à sa biographie. Le 17 juin 2026, pour sa première prise de parole, il interpelle le ministre de l'Économie sur la crise de la filière ameublement : des volumes de production en chute d'environ 25 %, des défaillances d'entreprises en hausse, « près de 40 000 emplois industriels et toute la filière bois directement menacés ». Il demande au gouvernement d'étudier des mécanismes de déblocage de l'épargne réglementée pour relancer l'achat de meubles français — une intervention saluée sur les bancs de son groupe et reprise par le compte officiel de l'Assemblée nationale.
« Pendant quarante-cinq ans, j’ai consacré ma vie professionnelle à l’industrie de l’ameublement. Je suis entré dans une entreprise comme apprenti et j’ai eu la chance d’y exercer des responsabilités. »
Dominique Paillat, question au gouvernement, séance du 17 juin 2026 — sa première intervention dans l'hémicycle, consacrée à la crise de l'industrie de l'ameublement.
Sur quoi a-t-il voté ?
Arrivé en cours de session, Dominique Paillat a pris part à 14 scrutins publics, concentrés sur les textes majeurs de la fin de session. Il a voté pour la proposition de loi « Philippine » sur la sécurité et la rétention administrative — le texte sur lequel il a aussi cosigné 13 de ses 15 amendements (le dossier législatif), les deux autres portant sur le projet de loi justice criminelle. Il a voté pour la révision constitutionnelle sur la Corse autonome, pour l'actualisation de la programmation militaire, pour les lois anti-fast fashion, logement des travailleurs des services publics et hydroélectricité.
Un seul contre sur un texte : le 30 juin, il vote contre la proposition de loi sur l'aide à mourir en nouvelle lecture — adoptée par 295 voix contre 232. Sur ce vote de conscience, son groupe était profondément divisé : 18 députés Horizons contre, 16 pour, 1 abstention. Ses autres votes « contre » visaient des motions de rejet et amendements de l'opposition.
Discipline parfaite, présence minimale : les chiffres d'un rodage
Sur ses 14 votes exprimés, Dominique Paillat s'est aligné 14 fois sur 14 sur la position majoritaire du groupe Horizons — un alignement de 100 %, à lire avec prudence sur un échantillon aussi réduit, et qui inclut le vote sur l'aide à mourir où la « majorité » du groupe ne tenait qu'à deux voix.
Le revers de la médaille est sa présence aux scrutins. Depuis son entrée en fonction le 25 mai, l'Assemblée a organisé 1 089 scrutins publics : il a voté dans 14 d'entre eux, quand le député médian en a voté 197 sur la même période — 560 des 577 députés ayant voté font mieux que lui. Son dernier vote remonte au 1er juillet (programmation militaire) : aucun vote sur les 56 scrutins de la semaine écoulée. Des chiffres à replacer dans leur contexte — prise de mandat dans des circonstances douloureuses, passation en cours à la mairie, apprentissage des codes de l'Assemblée — mais qui situent factuellement son début de mandat parmi les présences les plus faibles de la période. Aucune sanction disciplinaire ne figure dans notre base le concernant.
« Ah, ça a quand même été avec une certaine émotion, parce que c'est sûr qu'il faut apprendre les codes. Même à 68 ans, il faut apprendre ! »
Dominique Paillat, France Bleu (ICI Pays de la Loire), 15 juin 2026 — sur ses premiers pas à l'Assemblée nationale, quelques jours après son 68e anniversaire.
Ses premiers marqueurs à l'Assemblée
Parcours express
Votes, amendements, questions : retrouvez l'intégralité de l'activité parlementaire de Dominique Paillat sur sa fiche NosParlementaires, et comparez-la à ses collègues dans nos classements.