Pourquoi ce tour de France ? Le contexte en 5 points
  • Le 27 septembre 2026, 178 des 348 sièges du Sénat sont renouvelés dans 64 circonscriptions : 63 départements et collectivités (série 2, de l'Ain à l'Indre puis du Bas-Rhin à l'Yonne, plus l'outre-mer) et les Français de l'étranger.
  • Ce ne sont pas les habitants qui votent, mais environ 162 000 grands électeurs, à 95 % des délégués des conseils municipaux élus en mars 2026. Le collège a donc changé six mois avant le scrutin.
  • Les candidatures se déposent en préfecture du 7 au 11 septembre. Les listes citées ici sont celles annoncées publiquement avant le dépôt.
  • Deux modes de scrutin coexistent : majoritaire à deux tours (1 ou 2 sièges, 36 circonscriptions), proportionnelle à la plus forte moyenne (3 sièges et plus, 28 circonscriptions).
  • Notre carte des sénatoriales et ses 64 fiches départementales détaillent sortants, mode de scrutin et résultats passés. Cet article en tire les circonscriptions où les conditions d'un changement sont réunies.

Trente-neuf sièges sur 178 n'ont plus de sortant candidat, et dans 26 circonscriptions sur 62 le dernier siège de 2020 s'était joué à moins de 50 voix. Ce sont les deux critères objectifs qui désignent, département par département, les sièges qui peuvent changer de camp le 27 septembre. NosParlementaires les a croisés avec les résultats des municipales de mars et les candidatures annoncées avant le dépôt en préfecture.

39
sièges dont le sortant ne se représente pas
26
circonscriptions où le dernier siège s'est joué à moins de 50 voix en 2020
1
voix d'écart en Tarn-et-Garonne en 2020, le record de la série

Un renouvellement sur cinq sans sortant

Au 7 septembre, 38 sénateurs de la série ont annoncé qu'ils ne se représenteraient pas, selon le recensement des annonces de retrait tenu par Wikipédia, auxquels s'ajoute le siège de Côte-d'Or laissé par François Patriat, qui ne figure plus parmi les sénateurs en exercice. Début août, ils n'étaient que six. Les retraits se concentrent sur quelques circonscriptions : trois des cinq sortants de Haute-Garonne (Alain Chatillon, Émilienne Poumirol, Claude Raynal), trois des six de Gironde (Laurence Harribey, Florence Lassarade, Monique de Marco), trois des quatre du Var, deux des quatre de l'Hérault, et les deux sièges du Cher comme de la Corrèze.

Un siège sans sortant n'est pas un siège perdu pour son camp : en 2020, la droite avait conservé les deux sièges de la Corrèze sans difficulté. Mais c'est là que la prime au sortant, la plus forte de toutes les élections françaises, disparaît. Le second critère est plus brutal encore.

26 circonscriptions où tout s'est joué à moins de 50 voix

Nous avons repris les résultats de 2020 dans les 62 circonscriptions pour lesquelles le ministère de l'Intérieur les publie au niveau départemental. Au scrutin majoritaire, la marge est l'écart entre le dernier élu et le premier battu. À la proportionnelle, c'est le nombre de voix qui manquaient à la liste suivante pour arracher le dernier siège attribué, recalculé à la plus forte moyenne sur les voix de listes. Dans 26 circonscriptions, cette marge est inférieure à 50 voix ; dans neuf, elle est inférieure à dix.

Les 23 sièges les plus disputés de 2020 (écart en voix, hors micro-collèges de Wallis-et-Futuna et Saint-Martin)
Moins de 10 voix
10 à 29 voix
30 à 49 voix

Ces marges ne prédisent rien : le collège électoral a été renouvelé en mars, et les candidats de 2020 ne sont pas ceux de 2026. Elles disent seulement où un déplacement de quelques dizaines de délégués municipaux suffit à faire basculer un siège. Voici, région par région, ce que nous savons de ces circonscriptions à vingt jours du vote.

Sud-Ouest : la Dordogne, le Gers et la voix du Tarn-et-Garonne

24 Dordogne 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Serge Mérillou (PS) élu au premier tour avec 50,4 % ; Marie-Claude Varaillas (PCF) élue au second tour avec 629 voix contre 602 au centriste Jean-Pierre Cubertafon, soit 27 voix d'écart. Nous avions dressé le bilan de la sénatrice communiste : 639 amendements déposés, 55 adoptés.

Ce qui a changé. Les deux sortants repartent, annoncés le 4 juin. Face à eux, la droite se présente divisée : Dominique Bousquet pour Les Républicains, et Claudine Barbier, ancienne maire de Belvès, en dissidence sans l'investiture du parti. Le RN aligne Guillaume Forquet de Dorne, les Écologistes Charlotte Soulary. Parmi les 17 communes dont le ministère a nuancé la liste élue en mars, 7 sont classées divers droite et 4 divers gauche.

Pourquoi ça peut basculer. Le second siège s'est joué à 27 voix et le scrutin est majoritaire : un report des délégués centristes vers un candidat de droite unique suffirait. La division LR joue en sens inverse.

32 Gers 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Franck Montaugé (PS) réélu au premier tour avec 56,5 % ; Alain Duffourg (centriste) élu au second tour avec 331 voix contre 307 au radical Raymond Vall, 24 voix d'écart.

Ce qui a changé. Franck Montaugé a renoncé le 4 septembre à briguer un troisième mandat, à trois jours de l'ouverture du dépôt des candidatures. Douze candidatures sont recensées, de la gauche (PCF, LFI, PS, PRG, divers gauche) à la droite et au RN. Aux municipales, la gauche a perdu Auch de peu mais gagné Condom et Lectoure.

Pourquoi ça peut basculer. Un siège de gauche sans sortant, un siège centriste tenu à 24 voix, et une gauche qui part en ordre dispersé au premier tour : les deux sièges sont ouverts.

82 Tarn-et-Garonne 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Le record de la série : Pierre-Antoine Levi (centriste) a pris au second tour le siège du radical Yvon Collin avec 242 voix contre 241 à Jean-Paul Terrenne. Une voix. François Bonhomme (LR) a été réélu avec 51,9 %.

Ce qui a changé. Les deux sortants se représentent. Douze candidats sont annoncés, dont l'ancienne maire de Montauban Brigitte Barèges, le maire de Castelsarrasin Jean-Philippe Bésiers et le RN Quentin Lamotte. Sur les 14 communes nuancées en mars, 5 sont divers gauche, 3 divers centre, 3 divers droite.

Pourquoi ça peut basculer. Avec une voix d'écart en 2020 et une droite qui aligne plusieurs candidatures concurrentes, le second siège est le plus incertain de France.

31 Haute-Garonne 5 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Deux sièges pour la liste d'union de la gauche de Claude Raynal (889 voix), deux pour la liste de droite d'Alain Chatillon (743), un pour la liste centriste (426). La liste écologiste (323 voix) est restée à 48 voix du dernier siège.

Ce qui a changé. Trois sortants sur cinq se retirent : Claude Raynal, Émilienne Poumirol et Alain Chatillon. Les maires de Toulouse et de Balma conduisent la droite et le centre. La France insoumise en fait l'une de ses deux cibles pour entrer au Sénat, avec le Rhône. Parmi les 67 communes nuancées en mars, 24 sont divers gauche, 17 divers centre, 6 divers droite.

Pourquoi ça peut basculer. Trois sièges sans sortant et un cinquième siège arraché à 48 voix : la répartition 2-2-1 de 2020 n'a aucune raison de se reproduire à l'identique.

Méditerranée : l'Hérault sans deux de ses sortants, le Gard et le Var face au RN

34 Hérault 4 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Quatre listes, quatre sièges : PS (Hussein Bourgi, 561 voix), LR (Jean-Pierre Grand, 420), radicaux de gauche (Christian Bilhac, 356) et divers gauche (Henri Cabanel, 315). Le dernier siège s'est joué à 69 voix.

Ce qui a changé. Henri Cabanel et Christian Bilhac ne se représentent pas ; ce sont les deux sortants les plus productifs de la série, 222 et 180 amendements depuis octobre 2023. Hussein Bourgi conduit une liste PS-PCF-Place publique, Jean-Pierre Grand une liste Horizons-Renaissance, Alain Berthet la liste LR, Florence Brutus la liste radicale soutenue par Bilhac, Manon Bouquin celle du RN. Dix listes au total pour 2 729 grands électeurs, dont 2 636 délégués municipaux.

Pourquoi ça peut basculer. Deux sièges sur quatre sont sans sortant et la gauche, qui en tenait trois, part en trois listes au moins (PS, radicaux, LFI). À la proportionnelle, chaque liste dispersée est un siège de moins.

30 Gard 3 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. La liste de droite de Vivette Lopez et Laurent Burgoa (672 voix) a pris deux sièges, celle de Denis Bouad (663) un seul : 9 voix ont séparé les deux listes, et le RN (203 voix) est resté sans siège.

Ce qui a changé. Vivette Lopez se retire. Denis Bouad conduit une liste d'union « Gard en commun », Laurent Burgoa la liste LR, Sylvie Josserand celle du RN. LFI et Place publique présentent chacun leur liste. Le RN a gagné 3 des 49 communes nuancées en mars.

Pourquoi ça peut basculer. Neuf voix d'écart entre droite et gauche en 2020, un siège de droite sans sortant, et un RN dont les nouveaux conseils municipaux pèsent davantage : le troisième siège est ouvert à trois camps.

83 Var 4 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Trois sièges pour la liste LR (1 142 voix, 52,5 %), un pour la liste centriste d'André Guiol (470). La liste RN (273 voix) est restée à 108 voix d'un siège.

Ce qui a changé. Trois sortants sur quatre se retirent : Jean Bacci, Michel Bonnus et André Guiol. Seule Françoise Dumont repart, en tête de la liste LR. Le député Frank Giletti conduit la liste RN. Dix listes sont annoncées.

Pourquoi ça peut basculer. Le RN n'a aucun sortant dans la série et vise un groupe de dix sénateurs. Le Var, où 34 des 66 communes nuancées sont divers droite et 6 LR, est l'un des rares départements où sa liste de 2020 s'approchait d'un siège.

84 Vaucluse 3 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Deux listes LR concurrentes ont pris un siège chacune (Jean-Baptiste Blanc 411 voix, Alain Milon 356), la gauche le troisième (Lucien Stanzione, 284). La liste RN (157 voix) est restée à 127 voix d'un siège.

Ce qui a changé. Alain Milon, sénateur depuis 2004, ne se représente pas. Sept listes sont déclarées, dont celle du RN conduite par Thierry d'Aigremont. En mars, le RN a gagné 8 des 36 communes nuancées du département, le score le plus élevé de toute la série.

Pourquoi ça peut basculer. Un siège LR sans sortant et le collège de délégués RN le plus fourni de France : c'est ici que le calcul de la plus forte moyenne peut donner au RN son premier siège vauclusien.

Massif central : quatre sièges de gauche tenus à moins de 30 voix

23 Creuse 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Jean-Jacques Lozach (PS) élu au premier tour avec 50,7 % ; Éric Jeansannetas (PS) élu au second avec 191 voix contre 179 à Patrice Morançais (divers droite), 12 voix d'écart.

Ce qui a changé. Éric Jeansannetas met fin à sa carrière politique. Le PS présente Jean-Jacques Lozach et Étienne Lejeune, maire de La Souterraine. L'UDR aligne Xavier Bidan, la droite indépendante Bertrand Labar.

Pourquoi ça peut basculer. Le siège gagné à 12 voix n'a plus de sortant, dans le plus petit collège des départements métropolitains de la série (moins de 500 grands électeurs).

87 Haute-Vienne 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. La gauche a pris les deux sièges au second tour : Isabelle Briquet avec 50,7 %, Christian Redon-Sarrazy avec 408 voix contre 380 au LR Émile Roger Lombertie, maire de Limoges, 28 voix d'écart.

Ce qui a changé. Les deux sortants PS repartent. Face à eux, LR (Jean-Marie Bost et Pascal Theillet), une liste LFI-Écologistes-Génération.s, le PCF et le RN. Les Républicains ont publiquement fait de la Haute-Vienne, avec le Doubs, l'un de leurs deux objectifs de conquête.

Pourquoi ça peut basculer. Le second siège s'est joué à 28 voix et la gauche se présente cette fois en trois candidatures distinctes au premier tour.

15 Cantal 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Bernard Delcros (centriste) réélu au premier tour avec 79,4 % ; Stéphane Sautarel (LR) élu au second avec 229 voix contre 213 au centriste Michel Teyssedou, 16 voix d'écart.

Ce qui a changé. Les deux sortants repartent. Seule autre candidature recensée : Léa Andral pour LFI. Sans candidat centriste dissident, la configuration de 2020 ne se reproduit pas.

Pourquoi ça peut basculer. Il ne le peut sans doute pas : les 16 voix de 2020 opposaient deux candidats du même camp. C'est l'exemple d'une marge étroite qui ne dit rien d'un changement de camp.

19 Corrèze 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Daniel Chasseing (63,6 %) et Claude Nougein (62,1 %) réélus au premier tour, 266 voix devant la candidate socialiste.

Ce qui a changé. Les deux sortants se retirent. Huit candidats, dont Pascal Coste, président du conseil départemental, pour LR, et le PS Thomas Jacquelin. En mars, la droite a repris Tulle après 25 ans de gestion de gauche.

Pourquoi ça peut basculer. Deux sièges sans sortant, mais un collège que les municipales ont plutôt déplacé vers la droite : ouverture ne veut pas dire alternance.

Ouest : les Côtes-d'Armor, le Finistère et les 39 voix des Deux-Sèvres

22 Côtes-d'Armor 3 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Deux sièges pour la liste d'union de la gauche (Annie Le Houerou et Gérard Lahellec, 693 voix), un pour la liste divers droite d'Alain Cadec (458). Une seconde liste de droite, conduite par Thibaut Guignard (253 voix), est restée à 94 voix du dernier siège.

Ce qui a changé. Les trois sortants repartent. Six listes : union droite-centre (Cadec), union de la gauche (Le Houerou et Lahellec), Horizons avec le maire de Dinan Didier Lechien, RN-UDR (Camille Favre), Reconquête, et une liste autonomiste bretonne. Parmi les 36 communes nuancées en mars, 12 sont divers gauche, 10 divers droite, 9 divers centre.

Pourquoi ça peut basculer. La droite avait perdu le troisième siège en 2020 en se présentant divisée ; elle l'est encore, entre Cadec et Horizons. Le siège en jeu est le second de la gauche.

29 Finistère 4 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Deux sièges pour la liste centriste de Michel Canévet (639 voix), un pour la liste de gauche de Jean-Luc Fichet (632), un pour la liste de droite de Philippe Paul (564). Le second siège centriste a échappé à la gauche pour 7 voix.

Ce qui a changé. Jean-Luc Fichet ne se représente pas ; Forough Dadkhah conduit la liste PS-PCF-Place publique. Sept listes, dont le RN, Reconquête et une liste régionaliste. Le Finistère est le département de la série où le ministère a nuancé le plus de communes (66) : 27 divers droite, 17 divers gauche.

Pourquoi ça peut basculer. Sept voix en 2020 et un siège de gauche sans sortant : le deuxième siège se joue entre le centre et la gauche, dans un sens comme dans l'autre.

79 Deux-Sèvres 2 sièges, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Philippe Mouiller (LR) élu au premier tour avec 68,4 % ; Gilbert Favreau (LR) élu au second avec 424 voix contre 385 à la socialiste Nathalie Lanzi, 39 voix d'écart.

Ce qui a changé. Gilbert Favreau se retire. Nathalie Lanzi est de nouveau candidate pour le PS. Huit candidatures, dont une divers droite, une LFI, une écologiste et une RN. Le collège de mars est difficile à lire : 8 des 17 communes nuancées sont classées « divers ».

Pourquoi ça peut basculer. La candidate battue de 39 voix revient face à un siège sans sortant. C'est la configuration la plus lisible de la série pour une alternance.

Est et Normandie : la Côte-d'Or de Rebsamen, le Doubs et les 4 voix de Seine-Maritime

21 Côte-d'Or 3 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Deux sièges pour la liste d'union de la droite d'Alain Houpert (701 voix), un pour la liste macroniste de François Patriat (428). La liste de gauche (321 voix) est restée à 30 voix d'un siège.

Ce qui a changé. Patriat parti, le siège macroniste n'a plus de sortant. François Rebsamen, maire de Dijon, conduit une liste de gauche élargie aux Écologistes et aux progressistes. Alain Houpert et Anne-Catherine Loisier repartent ensemble. Le RN, LFI et Reconquête complètent les cinq listes.

Pourquoi ça peut basculer. Une gauche à 30 voix du siège en 2020, sans candidat macroniste de poids en face cette fois : le siège Patriat est le plus exposé de la série côté centre.

25 Doubs 3 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Deux sièges pour la liste centriste de Jean-François Longeot (579 voix), un pour la liste LR de Jacques Grosperrin (452). La liste de Barbara Romagnan (282 voix) est restée à 8 voix du dernier siège, et le PS a perdu son seul siège.

Ce qui a changé. Les trois sortants repartent. Le PS présente le maire de Baume-les-Dames Arnaud Marthey ; le RN, la députée Géraldine Grangier ; LFI, sa propre liste. LR y voit, avec la Haute-Vienne, l'un de ses deux objectifs de gain.

Pourquoi ça peut basculer. Huit voix en 2020, et un siège que se disputent cette fois quatre camps : centre, LR, PS et RN.

76 Seine-Maritime 6 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Quatre sièges pour la liste droite-centre d'Agnès Canayer (1 423 voix), un pour le PS (Didier Marie, 707), un pour le PCF (Céline Brulin, 525). Le quatrième siège de droite a tenu à 4 voix face à la liste PS.

Ce qui a changé. Didier Marie et Patrick Chauvet se retirent. Le maire de Rives-en-Seine Bastien Coriton conduit la liste PS. La liste RN aligne deux députés, Robert Le Bourgeois et Patrice Martin. En mars, 12 des 57 communes nuancées sont passées à l'union de la gauche, autant qu'au divers centre.

Pourquoi ça peut basculer. Quatre voix. À ce niveau, le renouvellement du collège municipal décide seul du quatrième siège de la droite.

05 Hautes-Alpes 1 siège, scrutin majoritaire

Ce qui s'est passé en 2020. Jean-Michel Arnaud (centriste) a battu la sortante LR Patricia Morhet-Richaud au second tour, 210 voix contre 201.

Ce qui a changé. Le sortant repart contre trois candidats : le RN Jérôme Sainte-Marie, un écologiste et un insoumis. Aucun candidat LR n'est recensé, dans un département où les municipales ont marqué un léger recul de la droite.

Pourquoi ça peut basculer. Neuf voix en 2020, mais sans concurrent de droite déclaré, le siège unique du département est moins exposé qu'il n'y paraît.

Rhône : sept sièges, trois listes LR et deux listes de gauche

69 Rhône 7 sièges, proportionnelle

Ce qui s'est passé en 2020. Trois sièges pour la liste d'union de la gauche (1 156 voix), deux pour la liste LR de Buffet (884), un pour une seconde liste de droite (579), un pour la liste radicale-centriste de Bernard Fialaire (341). La droite avait perdu un siège en se divisant.

Ce qui a changé. Étienne Blanc et Raymonde Poncet Monge se retirent. La droite se présente en trois listes LR (Christophe Guilloteau, Sébastien Michel avec Catherine Di Folco, Paul Vidal), la gauche en deux : Thomas Dossus pour l'union, Gabriel Amard pour LFI. Bernard Fialaire s'allie à la députée MoDem Blandine Brocard ; le RN présente Laurent Primault.

Pourquoi ça peut basculer. Sept sièges à la plus forte moyenne récompensent l'union et punissent la dispersion. Avec trois listes LR et deux listes de gauche, le septième siège peut aller à n'importe lequel des cinq blocs, et c'est ici que LFI a le plus de chances d'entrer au Sénat.

À noter : les nuances politiques des conseils municipaux de mars ne sont attribuées par le ministère de l'Intérieur qu'aux communes dépassant un seuil de population, soit 9 % des communes en moyenne. Elles décrivent les villes qui pèsent le plus dans le collège, pas les centaines de petites communes rurales dont les délégués font l'élection au scrutin majoritaire. Les listes et candidatures citées sont celles annoncées avant le dépôt officiel, qui court jusqu'au 11 septembre.

Ce que le 27 septembre peut changer au Sénat

🏛️
La majorité sénatoriale
LR et centristes détiennent ensemble la majorité absolue. Selon les projections publiées après les municipales, LR limite ses pertes attendues à 3 à 5 sièges, contre 9 à 10 redoutés avant mars.
🔟
Un groupe RN ?
Il faut dix sénateurs pour former un groupe. Le RN en compte trois, sans groupe ni droits afférents. Ses cibles : Var, Vaucluse, Gard, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes.
🤝
L'union à gauche
Le PS vise des listes communes avec les Écologistes partout. L'accord ne joue que sur 119 des 178 sièges, ceux élus à la proportionnelle.
🗳️
Une première pour LFI
La France insoumise n'a jamais eu de sénateur. Elle présente ses propres listes dans le Rhône et en Haute-Garonne, où le septième et le cinquième siège se jouent à la plus forte moyenne.
27 septembre 2020
Élection des 178 sortants de la série 2. Une voix d'écart en Tarn-et-Garonne, 4 en Seine-Maritime, 7 dans le Finistère.
15 et 22 mars 2026
Élections municipales : renouvellement des conseils qui désignent 95 % des grands électeurs.
23 juin 2026
François Patriat annonce son retrait. Six sortants ont alors renoncé.
4 septembre 2026
Franck Montaugé (Gers) renonce à son tour ; 38 retraits sont recensés.
7 au 11 septembre 2026
Dépôt des candidatures en préfecture.
27 septembre 2026
Vote des grands électeurs dans les 64 circonscriptions. Second tour le jour même au scrutin majoritaire.
1er octobre 2026
Installation du nouveau Sénat et élection de son président.

Chacune des 64 circonscriptions a sa fiche sur notre carte des sénatoriales 2026 : sortants, mode de scrutin, résultats de 2008 et 2014, communes du collège électoral. Pour comparer les sortants sur leur travail plutôt que sur leurs marges, leur assiduité en séance et leur bilan département par département sont en ligne.