- Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. Le 27 septembre 2026, c'est le tour de la série 2 : 178 sièges dans 64 circonscriptions — les départements de l'Ain à l'Indre et du Bas-Rhin au Territoire de Belfort (sauf Paris, la Seine-et-Marne et les Yvelines), la Guyane, quatre collectivités du Pacifique et des Antilles, et six sièges des Français de l'étranger.
- Les « sortants » sont les sénateurs élus dans ces circonscriptions, pour l'essentiel en septembre 2020. Leur mandat de six ans s'achève le 30 septembre 2026 — qu'ils se représentent ou non.
- Ils ne sont pas réélus par les citoyens mais par environ 162 000 grands électeurs, à 95 % des délégués des conseils municipaux issus des municipales de mars 2026.
- Le mode de scrutin dépend du département : majoritaire à deux tours quand 1 ou 2 sièges sont en jeu, proportionnelle de liste à partir de 3 sièges. Il est indiqué pour chaque circonscription ci-dessous.
- Être sortant ne veut pas dire être candidat : plusieurs sortants ont déjà annoncé leur retrait, et deux sièges sont d'ores et déjà vacants (Côte-d'Or, Aisne) après des départs en cours de mandat.
Le 27 septembre 2026, 178 sièges de sénateurs sont remis en jeu dans 64 départements et collectivités. Voici, département par département, le trombinoscope des 176 sortants encore en exercice : leur groupe politique, leur ancienneté au palais du Luxembourg, et le lien vers leur fiche d'activité — présence, votes, amendements, questions — pour juger sur pièces ce qu'ils ont fait de leur mandat avant de leur en confier un autre.
Les sortants de votre département
Tapez le nom de votre département, son numéro ou le nom d'un sénateur pour filtrer. Chaque circonscription indique le nombre de sièges à pourvoir et le mode de scrutin qui s'y appliquera. Pour la liste complète des 348 sénateurs — y compris ceux dont le mandat court jusqu'en 2029 — voir notre annuaire des sénateurs par département.
Ain01
Aisne02
Allier03
Alpes de Haute-Provence04
Alpes-Maritimes06
Ardèche07
Ardennes08
Ariège09
Aube10
Aude11
Aveyron12
Bas-Rhin67
Bouches-du-Rhône13
Calvados14
Cantal15
Charente16
Charente-Maritime17
Cher18
Corrèze19
Corse-du-Sud2A
Côte-d'Or21
Côtes-d'Armor22
Creuse23
Deux-Sèvres79
Dordogne24
Doubs25
Drôme26
Eure27
Eure-et-Loir28
Finistère29
Gard30
Gers32
Gironde33
Guyane973
Haut-Rhin68
Haute-Corse2B
Haute-Garonne31
Haute-Saône70
Haute-Savoie74
Haute-Vienne87
Hautes-Alpes05
Hérault34
Iles Wallis et Futuna986
Ille-et-Vilaine35
Indre36
Polynésie française987
Rhône69
Saint-Barthélemy977
Saint-Martin978
Saône-et-Loire71
Sarthe72
Savoie73
Seine-Maritime76
Somme80
Tarn81
Tarn-et-Garonne82
Territoire de Belfort90
Var83
Vaucluse84
Vendée85
Vienne86
Vosges88
Yonne89
Français de l'étranger
Les Républicains défendent 77 sièges, près de la moitié de l'enjeu
Le hasard géographique des séries expose d'abord la droite : 77 des 176 sortants appartiennent au groupe Les Républicains, premier groupe du Sénat — soit plus de deux sortants sur cinq. Suivent les socialistes du groupe SER et les centristes de l'Union Centriste (30 et 30 sortants), loin devant les autres groupes. À l'inverse, les communistes du groupe CRCE-K ne remettent en jeu que 4 sièges : leurs bastions du Nord et de la petite couronne parisienne ont été renouvelés en 2023 et revoteront en 2029.
Cette asymétrie fait de la majorité sénatoriale de droite et du centre la principale joueuse du scrutin : elle remet en jeu le gros de son capital, quand une partie de la gauche regarde depuis les tribunes. Le détail des équilibres qui peuvent basculer est dans notre décryptage : Sénatoriales 2026 : la moitié du Sénat remise en jeu. Côté macronistes, le départ de François Patriat laisse un groupe RDPI particulièrement exposé — nous avons détaillé son cas ici.
De 1995 à 2025 : des sortants aux profils très inégaux
Parmi les figures qui remettent leur siège en jeu : Bruno Retailleau (LR, Vendée), élu au Sénat depuis 2004, ou encore Alain Joyandet (LR, Haute-Saône), le plus ancien des sortants, élu pour la première fois en 1995. À l'autre bout, 13 sortants sont arrivés en cours de mandat — par élection partielle ou en remplacement d'un titulaire — quand 163 siègent depuis le renouvellement de 2020 au moins.
L'écart d'âge dépasse les cinquante ans : le doyen des sortants, Alain Chatillon (Haute-Garonne), a 83 ans ; le benjamin, Rémi Cardon (Somme), en a 32 — il était en 2020 le plus jeune sénateur jamais élu. Les femmes représentent 68 des 176 sortants, soit 39 % : la proportionnelle impose des listes paritaires, mais les têtes de liste et les circonscriptions à un ou deux sièges restent majoritairement masculines.
Ce qui attend les sortants d'ici au 27 septembre
Chaque fiche liée dans le trombinoscope détaille l'activité réelle du sortant : présence en séance, votes scrutin par scrutin, amendements, questions au gouvernement et loyauté à son groupe. Pour comprendre la mécanique du scrutin — qui vote, comment, ce qui peut basculer — voir aussi : Élections sénatoriales 2026 : qui vote, quels sièges.