- Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. Le 27 septembre 2026, c'est le tour de la série 2 : 178 sièges dans 64 circonscriptions — les départements de l'Ain à l'Indre et du Bas-Rhin au Territoire de Belfort, la Guyane, quatre collectivités d'outre-mer, et six sièges des Français de l'étranger.
- Les sénateurs ne sont pas élus par les citoyens mais par des grands électeurs : 92 257 pour cette série, à plus de 95 % des délégués des conseils municipaux issus des municipales de mars 2026. Le collège complet, toutes séries confondues, avoisine 162 000 personnes.
- Le mode de scrutin dépend du nombre de sièges : majoritaire à deux tours jusqu'à 2 sièges (34 circonscriptions, 59 sièges), proportionnelle de liste à un tour à partir de 3 (30 circonscriptions, 119 sièges). Ce n'est pas un détail : au majoritaire, on vote pour des personnes ; à la proportionnelle, pour des listes paritaires.
- Le dépôt des candidatures s'est clos le 11 septembre. 1 685 candidats répartis sur 483 listes et candidatures sont en lice.
- Sur les 177 sénateurs sortants encore en exercice (un siège est vacant dans l'Aisne), 43 ne se représentent pas — près d'un sur quatre.
Le 27 septembre 2026, 92 257 grands électeurs désignent 178 sénateurs dans 64 circonscriptions. Le dépôt des candidatures étant clos, le tableau est désormais complet : 1 685 candidats, 483 listes et candidatures, 134 sortants qui se représentent et 43 qui s'arrêtent. Ce guide donne, circonscription par circonscription, le nombre de sièges, le mode de scrutin, le collège électoral, les sortants et le lien vers la liste complète des candidats de votre département.
Votre département : candidats, sortants, mode de scrutin
Tapez le nom de votre département, son numéro ou le nom d'un sénateur pour filtrer. Chaque carte renvoie vers la fiche de la circonscription, où figurent la liste nominative des candidats, leurs mandats locaux et le détail du collège électoral. Pour la liste complète des 348 sénateurs — y compris ceux dont le mandat court jusqu'en 2029 — voir notre annuaire des sénateurs par département.
Ain01
Aisne02
Ardèche07
Ardennes08
Aude11
Aveyron12
Bas-Rhin67
Calvados14
Charente16
Cher18
Corrèze19
Creuse23
Dordogne24
Doubs25
Drôme26
Eure27
Gard30
Gers32
Gironde33
GuyaneZC
Hérault34
Rhône69
Saint-Martin978
Sarthe72
Somme80
Var83
Vaucluse84
Vendée85
Vienne86
Là où la compétition est la plus rude, il n'y a qu'un ou deux sièges
La densité de candidatures est l'inverse de ce qu'on attendrait : elle est maximale dans les petits départements, minimale dans les gros. En Ariège, 8 candidats se disputent un siège unique ; dans le Gers, 13 pour deux sièges. À l'autre bout, les Bouches-du-Rhône n'alignent que 9 listes pour 8 sièges, et la Haute-Corse affiche le plus petit nombre de candidatures de toute la série : 2, pour un siège.
L'explication tient au mode de scrutin. Au majoritaire, se présenter coûte une signature et un suppléant : les dissidences, les candidatures de témoignage et les micro-partis se multiplient. À la proportionnelle, il faut constituer une liste complète et paritaire — six, huit, dix noms — ce qui filtre mécaniquement les candidatures et concentre le jeu sur les appareils partisans. Les 30 circonscriptions à la proportionnelle concentrent 119 des 178 sièges, mais seulement une partie des candidatures.
43 sortants s'arrêtent, et trois départements repartent sans aucun d'eux
Sur les 177 sortants en exercice, 134 sont candidats à leur succession et 43 ne le sont pas. Le groupe Les Républicains, qui remet à lui seul 77 sièges en jeu, en perd 18 par non-candidature ; le groupe macroniste RDPI, avec 11 sortants seulement, en voit partir 6 — plus de la moitié de son contingent.
Trois circonscriptions se présentent devant les grands électeurs sans aucun sortant sur les rangs : le Cher, la Corrèze, la Guyane. Six sièges y changeront nécessairement de titulaire. Pour les autres, le match sortants / challengers est détaillé dans notre tour de France des sièges qui peuvent basculer.
Ce que valent les sortants, en données
Un sortant candidat se juge sur pièces. Chaque fiche liée ci-dessus détaille sa présence en séance, ses votes scrutin par scrutin, ses amendements, ses questions au gouvernement et sa loyauté à son groupe. Quelques cas déjà documentés : Bruno Retailleau (LR, Vendée), dix-sept mois sans vote puis 526 votes sur 526 ; Nicole Bonnefoy (Charente), exclue du PS mais alignée sur lui dans 868 de ses 871 votes ; Sylvie Goy-Chavent (Ain), privée de l'investiture de son propre parti.
Côté challengers, 34 députés sont candidats, dont 24 sur des listes d'extrême droite. Le bloc de gauche aligne le plus gros contingent (629 candidats), devant la droite (385), l'extrême droite (316, dont 152 sous l'étiquette exacte du Rassemblement national) et le centre (257). Ces effectifs pèseront moins que les mandats locaux des candidats, puisque le collège est municipal à plus de 95 % : le profil complet des 1 685 candidats est dans notre panorama national.
Le calendrier jusqu'au 27 septembre
Pour comprendre la mécanique du scrutin — qui vote, comment, ce qui peut basculer — voir aussi notre mode d'emploi : Élections sénatoriales 2026 : qui vote, quels sièges. Et pour suivre les résultats au soir du 27 septembre, la carte des 348 sièges du Sénat indique ceux qui sont remis en jeu.